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Ricardo Alarcon souligne l´importance de l'audience de la Cour d'Atlanta sur
l'affaire des 5

Ricardo Alarcon, Président de l'Assemblée Nationale de Cuba, qui suit de très près l'affaire des 5 combattants cubains contre le terrorisme en prison aux Etats-Unis depuis septembre 1998, a analysé à la radio et à la télévision nationale les faits qui ont eu lieu, dans le cadre de l'audience orale du 20 août à la Cour d'appel d'Atlanta. Ce jour-là, trois magistrats de cette cour ont entendu de nouveaux arguments de la défense et les représentants du gouvernement étasunien.

Ricardo Alarcon a souligné que n'importe laquelle des irrégularités qui ont entaché le procès à Miami vaut pour que tout tribunal mette les 5 en liberté.

Au cours du programme " La table ronde " diffusé en direct par la radio et la télévision nationale ainsi que par le service espagnol de Radio Havane Cuba, Ricardo Alarcon a souligné tout d'abord que le plus important est que la défense a mis à nu la mauvaise démarche du gouvernement et du procureur tout le long du procès.

Il a souligné que chaque seconde que Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero et René Gonzalez passent en prison n'a pas de justification.

En effet, ces 5 Cubains ont été condamnés, sans preuves, à des peines qui vont de la perpétuité à 15 ans de prison pour " conspiration afin d'espionner " alors que la sécurité nationale des Etats-Unis n'a jamais été en danger. Ils s'étaient infiltrés dans les rangs des organisations des contre-révolutionnaires d'origine cubaine afin de déjouer les plans d'attaque contre Cuba qu'elles préparent en Floride. Ricardo Alarcon a précisé :

" Dans un pays comme les Etats-Unis qui disent livrer une bataille contre le terrorisme, personne ne peut se retrouver en prison pour avoir combattu le terroriste. C'est l'essentiel. Les 5 Cubains n'ont commis aucun délit, aucun crime car ils sont allés aux Etats-Unis se sacrifier, courir de graves dangers pour savoir quels étaient les plans des terroristes. Ils ne pouvaient pas le dire au gouvernement des Etats-Unis. C'est une faute que les 5 ont reconnu : ils ne se sont pas inscrits officiellement comme agents du gouvernement cubain qui s'acquittaient de cette mission aux Etats-Unis. Mais ils n'auraient pas dû se rendre aux Etats-Unis s'acquitter de cette mission si le gouvernement de ce pays assumait sa responsabilité d'empêcher que des actes de terroristes soient commis contre Cuba "

Le Président du Parlement cubain a relevé qu'en ce cas, le gouvernement de Washington a commis sa première faute au moment même de l'arrestation des 5, le 12 septembre 1998, car ils ont été privés de la possibilité d'appeler un avocat.

Il a également fait mention de la punition dont ils ont fait l'objet depuis le premier jour de leur arrestation. Ils ont été mis au secret dans des cellules disciplinaires connues comme " le trou " alors que les lois étasuniennes - a rappelé Ricardo Alarcon - stipulent cette punition pour les détenus qui ont fait montre de violence ou de mauvaise conduite. Il a indiqué :

"Dès le début du procès la mauvaise conduite du procureur a été plus que prouvée. N'importe laquelle de ces violations est plus que suffisante pour qu'un tribunal étasunien annule tout et ordonne la libération des prisonniers. C'est pourquoi nous insistons sur le fait que c'est là le nœud du problème. Chaque seconde que les 5 passent en prison est totalement injustifiée. Miami n'était pas la ville que le gouvernement décrivait de façon mensongère. Miami et ce que tout le monde sait, ce que tout le monde a vu à la télévision "

Au sujet de la charge de conspiration pour assassiner que le procureur a fait peser sur Gerardo Hernandez. Le Président de noter Assemblée Nationale a indiqué :

"Je défend l'hypothèse selon laquelle cette charge, qui a été la numéro 3 au procès contre les 5 a été comme une espèce de prix de consolation que le gouvernement fédéral des Etats-Unis a décidé de donner à la maffia terroriste de Miami dont l'image et la crédibilité ont reçu un rude coup à cause de la façon si stupide et maladroite dont elle a conduit l'affaire du petit Elian Gonzalez. En guise de paiement, de récompense à cette maffia, le gouvernement étasunien a, ni plus ni moins, transformé un révolutionnaire cubain qu'ils ont arrêté en un présumé coupable d'un présumé crime "

Ricardo Alarcon a ajouté qu'aucune preuve selon laquelle les 5 auraient cherché à porter atteinte à la sécurité nationale des États-Unis n'a été présentée au procès dont ils ont fait l'objet. " La charge de conspiration pour espionner manquait de tout fondement " -a-t-il relevé. Le Président de l'Assemblée Nationale a relevé :

"On parle beaucoup du fait que le Secrétariat à la défense -le Pentagone- a été obligé été obligé de se prononcer sur l'affaire. Il y a une déclaration qui est contenue dans les minutes du procès. Elle signale que les 5 n'ont rien fait pouvant mettre en danger ou menacer la sécurité nationale des Etats-Unis. Ce ne sont ni le quotidien cubain Granma ni la table ronde que diffuse habituellement la télévision cubaine qui l'ont dit, mais le Pentagone lui-même. C'est l'institution qui a l'autorité pour dire si les choses horribles qu'a dites le procureur et la presse à Miami étaient vraies ou pas. Ils prétendaient que les 5 étaient des espions qui venaient détruire les Etats-Unis. Le département d'État a dit quelque chose de similaire : les 5 n'ont en rien porté atteinte à la sécurité des Etats-Unis.

Mais pire encore, les procureurs, s'adressant aux jurés, l'ont dit aussi à l'ouverture du procès. N'espérez pas attendre un quelconque document secret. Il n'y a rien de cela ici. La presse occidentale ment chaque fois qu'elle parle des 5. Je dois le dire en toutes lettres! Ils n'ont pas été accusés d'espionnage. Trois d'entre eux : Gerardo, Ramon et Antonio ont été accusés de conspiration pour espionner. Ce sont deux choses différentes"