S'ils peuvent t'être
utiles
S'ils peuvent t'être utiles
Je suis là, risquant ces vers
Vaillants, loyaux et souriants,
Accouchements
des sens intrépides,
Voix de l'âme plus que
du talent,
Qui représentent une flambée,
Des testaments,
des séquelles d'un moment,
Seulement pour la fin d'une journée.
Des
vers avec cette ombre de nostalgie,
Avec cet enracinement nomade et actif,
Avec cette absence, sans elle et sans bruits,
Avec tout
ce courage et toute cette magie,
Avec tout ce vivant privilège,
Nés plus de l'amour que de la liberté.
Prends-les,
s'ils te sont utiles
Pour traverser la mer
Ou un abîme quelconque
Garde-les si tu veux
Au centre de toi-même.

Comme l'eau, claire et pure
Comme
l'eau, claire et pure,
Court sereine en son ruisseau,
Doit courir la tendresse
Quand apparaît une peine.
Comme le soleil, chaud,
ardent,
Donne sa lumière à une fleur,
Désintéressé,
complaisant,
Il faut offrir l'amour.
Il n'est de douleur
qui ne soit tienne;
De souffrance sans la partager;
Il faut avoir de la
fierté,
Savoir donner, sans recevoir.

La vérité
Face
à ton regard, je me suis senti renaître.
Sans avoir peur de la
douleur, je soigne ma blessure
Prenant dans ton jardon la fleur la plus aimée
Chargée de ton arôme et de ton être.
Face
à toi, je continue à marcher,
D'un pas ferme, le soleil couvre
ma trace.
Que c'est beau, pouvoir continuer à t'aimer,
Multiplier
mon amour dans chaque étoile.
Tu sais bien qu'il
y a des jours de douleur
Lorsque le souffle se fait plus profond.
La vie
est vie seulement si existe le courage
De porter la vérité face
au monde.
25 janvier 1999

Éternelle immunité
Cet
amour dont nous profilons les rêves
Vers l'immensité de nos vies,
Se cache dans la douleur d'un départ
Dans un soupir lorsque nous le
regardons.
Cet amour que nous avons assumé et modelé
Sans poser de conditions mesurées,
Garde dans le court bonheur partagé
L'immunité éternelle de l'aimé
Si
dans ta poitrine douloureuse tu écoutes un chant
À la voix lointaine
et errante
Ne confonds pas mon chant avec des pleurs.
Ici,
sur le chemin que je suis aujourd'hui
Mon cur te garde encore en lui
Avec cet amour qui jamais ne finit.
22 juin 1999

Je reviendrai
Je reviendrai
et je dirai à la vie
Je suis rentré pour être ton confident.
Du Nord au Sud, je donnerai aux gens
La part d'amour cachée en moi.
J
e répandrai la joie démesurée
De celui qui sait rire
humblement.
D'Est en Ouest, j'irai la tête haute
Avec la bonté
toujours promise.
Là ou passe le vent , cruel et
fort,
J'irai chercher les feuilles du chemin
Et je rassemblerai tes rêves
de telle sorte
Qu'ils ne puissent voler en tourbillons.
Je
chanterai mes chansons au destin
Et je ferai, de ma voix, trembler la mort
24
juin 1999

Le monde ma main dans la tienne
Quand
tu liras mes poèmes
Dans les bras d'une nuit silencieuse et incandescente
Blanche et fragile, la phrase que tu n'as jamais entendue
Changera peu à
peu tous tes schémas.
L'essence est feu et froid,
n'aie pas peur.
Tout s'apprend avec du temps et de la mesure :
les hivers
de chaque adieu
les étés de l'amour qui brûle.
J'écris,
la fenêtre
Qui nous ouvrait une porte sur la lune
Et nous apportait
le soleil le matin,
Me manque.
Rien de cette peine
n'a été vain.
Tu restes la lumière à nulle autre
pareille
Je continue à parcourir le monde, ma main dans la tienne.
18
juillet 1999

Fidèle
Je suis
fidèle à la parole donnée chaque jour,
Tout amour pour
ton attente intouchable,
Le même dans le matin austère
Que
dans l'après-midi grise, froide et sombre.
Pour
toi, dans la solitude calme et vide,
Le vers prend la forme d'un drapeau
Pour toi, le sang étranger de l'âme ouverte, la tienne et la mienne
N'a pas peur.
Si le silence me demande de faire la
clarté
Sur la seconde de chaque sentiment
Que l'amour se dresse
et le déclare
Que la terre s'ouvre et donne son
vote
Que le ciel te le confirme : je ne mens jamais
Je te reste fidèle,
le plus dévoué.
29 juillet 1999

Sans revers
Personne
ne répond à mes questions
La solitude est l'âme du réconfort.
Elle fait voler très haut
Le bon et le mauvais, ensemble.
La
peine et la nostalgie, comme autant de pointes
Viennent se ficher dans le
sang de mon sol.
Je m'arme de patience, je regarde le ciel
Avec un immense
désir de vivre.
Je ne suis rien qu'un être
ordinaire,
Triste et joyeux, ivre de rêves
Qui cherche à
renaître dans un vers.
Et je suis là, me dépeuplant
de maîtres,
Essayant de parler à mon univers,
Allant et aimant,
libre et sans revers.
19 août 1999
Décision
À
nous tous un passé nous empêche de dormir
Un présent nous
brûle
Un avenir nous pousse à agir
(Mario Benedetti)
De
part en part, mon passé est ici,
Comme une blessure saignant éternellement;
Ma barricade est fragile contre la tendresse,
Contre ce que je connais et
ce que j'aime.
Mes domiciles m'ont abandonné
En revanche, je sens plus aujourd'hui la chaleur maternelle,
Ta main, solitude,
tout alterne.
Le temps fait et défait les rêves.
Nous
tous, un souvenir nous empêche de dormir
Nous plonge dans un silence
sans étoiles,
Mais, finalement, nous parvenons à la décision.
Il
faut aller son chemin, être à jour
Et s'avancer à la rencontre
des belles choses
Que nous n'avons pas encore découvertes.
3
octobre 1999

J'ai confiance en toi
À
partir d'aujourd'hui, la nostalgie sera passé
Pour le moins, il n'y
aura plus d'au revoir
Il n'y aura plus de méfiance, ni de peurs
Seulement une aube sûre et invincible.
Bien sûr,
il n'y a pas de quoi sauter de joie
Nous avons encore beaucoup à vivre
et à faire
Pour tracer cette ligne droite de conquêtes
Avec
laquelle nous avons traversé les rues d'hier.
Mais,
à partir d'aujourd'hui, et j'ai toujours confiance en toi.
Je t'ajoute
à chaque pore de ma peau
Sans avoir peur que tu te perdes ou tu te
rendes
J'ai confiance en ce futur-présent
Je
sais que le courage suffit et même plus
Pour le donner à la cause
qui nous a donné naissance.
26 octobre 1999

Sans me reprocher
Pas
de doute. C'est chez moi
Ici, il m'arrivent des choses, ici
Je me trompe
immensément.
C'est mon chez moi suspendu dans le temps. (Mario Benedetti)
J'ai
où saisir mes longs rêves,
Où écouter trembler
les courages, les peurs,
Où sentir couler mes verbes durs
Et d'autres
mots, sans hâte.
Ici se trouvent mes amis et mes
ennemis
Les premiers regards, les oublis,
Les corps de femme qui ont guidé
mes yeux
Et m'ont fait prendre tant de chemins.
Ici
il y a des oiseaux, des étoiles, des pluies, des rivières,
Des
arbres qui donnent des fruits et qui donnent de l'ombre
Tandis que les éclairs
et les châtiments les assaillent.
C'est chez moi.
Ici il m'arrive des choses et je veille.
Ici j'attends assis une certaine
mort
Sans me reprocher tout ce que j'ai vécu.
1er
novembre 1999

Aujourd'hui
que je reviens
Je reviens : je veux croire que je reviens
Avec ma pire et ma meilleure histoire
Je connais ce chemin par cur
Mais, quant même, je suis toujours surpris.
Mario Benedetti
Aujourd'hui
que je reviens avec des larmes de vers
Avec une humeur de soleil, avec l'espérance,
J'ai plus confiance qu'hier en la confiance
Et je comprends mieux les
univers.
Aujourd'hui que je reviens avec ma foi immense
Dans tous les foutus mais debout
Dans ceux qui sont plus vieux et sincères
Je rends hommage au bon qui était et n'est plus.
Ne
crois pas que je reviens après
Avoir été absent de ta
verte prairie,
J'ai vécu dans ton ciel et ton nuage
rêvant
sans cesse que je reviens
Et en me réveillant semblable je ne suis
pas surpris
D'arpenter encore tes chemins.
30 décembre
1999
De cet amour
Laisse-moi te
parler de ma saine mémoire
obstinée comme la brise, docile comme
une fleur.
Clair comme un ruisseau, trouble comme une vague,
Laisse-moi
te raconter cette histoire d'amour.
Elle m'a donné
ses mains, son silence le plus fin,
Le plus irrésistible et languide
de ses regards.
Je lui ai donné mon langage, ma danse, un sourire,
Une chanson, un arbre, tout n'a été presque rien.
Elle
est venue lentement, propre, immense, nue
Elle m'a offert son ventre de terre
lisse et pure.
Je lui ai mouillé les lèvres d'une soif de pluie
Et j'ai planté des racines tout autour de sa taille.
Elle
a soigné mes blessures, je l'ai couverte de cieux.
Elle a découvert
l'aube, j'ai avancé sans crainte.
Elle a été la coupable
de cet amour sans retour en arrière
Et ce sont là, de son hier,
mes vers les plus récents.
23 janvier 2000
J'ai
besoin de toi
Descendant jusqu'au fond de ce jour
Je reconnais l'âge de mon silence,
Je cherche une date vivante, je tape
Comme le soleil de la place à la mi-journée.
Je
marche sans rencontrer mon ombre,
Je pose le pied sur des automnes, des instants,
des vieux faits
Qui ont la couleur des fougères
Et la splendeur
du sable et de l'imagination.
Sur les balcons pâles
du ciel
J'ai ton front, haut comme la lune
Tu es tous les nuages, un à
un,
Tu es tous les oiseaux en vol.
Soudain j'entre
dans la paix que j'habite
J'atteins à tâtons ta lumière,
j'ai besoin de toi.
30 janvier 2000

Je
suis un homme
Je suis un espion, disent-ils
je
suis un homme simple
qui a consacré sa vie
à servir et à
créer.
Je suis un espion, disent-ils
je suis
un homme modeste
qui ne prétends pas vivre
mieux que les autres.
Je
suis un espion, disent-ils
Je suis un homme discret
Qui n'a pas de secret
Qui n'a pas de méchanceté
Je suis un
espion, disent-ils
Je suis un homme amical
Qui n'a pas d'ennemis
Mais
de véritables amis
Je suis un espion, disent-ils
Je suis bon père
J'inculque à mes enfants
L'amour , la bonté
Je
suis un espion, disent-ils
Je suis bon fils
Je veille avec soin
Sur
le foyer maternel
Je suis un espion, disent-ils
Je
suis un homme sensible
Romantique, loyal
Poète à ses heures
Je
suis un espion, disent-ils
Je suis un homme sans peur
Sûr de lui
Qui va son chemin, tranquille.
Je suis un espion, disent-ils
Je suis un homme sans guerre
Guerrier signifie mon nom
Mais je suis plein
de paix
Je suis un espion, disent-ils
Je suis un homme
innocent
Prisonnier courageux
Qu'ils veulent juger.

Dans
ma vérité
La raison est une accolade colossale
Qui fait se dresser la justice là où
Les mesquineries des hommes
ne peuvent l'atteindre.(José Marti)
Où est
la raison? Se sont-ils demandé
Mais parmi les pleurs et les autres
choses indignes
La clef s'est perdue
Et la raison est restée derrière
la porte
Et je suis resté enfermé de l'autre côté,
Dans ce monde qui n'est pas ce que je veux.
Et bien que
le ciel se soit chargé tout à coup d'ombres,
que ceux qui se
réjouissent de la dernière ignominie sachent,
que sur ma témérité,
la terreur est inopérante,
que sur mon honneur, l'injustice n'influe
pas,
que sur mon courage, la mesquinerie ne fait pas mouche,
qu'avec ma
vérité, la dignité cohabite
qu'avec mon amour, la joie
arrive toujours.

Pardonne-moi
(Écrit
après qu'on lui eût enlevé toutes ses affaires)
Depuis trois jours, je ne peux t'écrire
Et toi, impatient, tu voles
de coin en coin
Joyeux le matin, nostalgique l'après-midi,
Rêveur
la nuit.
Depuis trois jours, pardonne-moi, poème
Ils m'ont enlevé
mon crayon.

Je ne te décevrai pas
(À
mon père)
J'arrive à ce jour en ton nom
En ce jour d'été singulier
Austère, plein d'allant, clair,
lointain.
Si je suis ferme, père, ne t'étonne pas.
Je
ne suis plus celui-là, mais je suis aujourd'hui l'homme
Que tes rêves
prenaient par la main,
Je ne suis plus un enfant, mais, intègre et
sain
À ma fermeté, je donne ton nom.
Où
que tu sois, je serai avec toi
Parce que je sais maintenant atteindre l'horizon,
Et je trouverai, en mon âme, l'amour pur.
Je ne te
décevrai pas, je promets et je dis
Que dans ma cellule comme dans les
montagnes
Je lutterai, digne et pur, pour la paix.
18
juin 2001

Tu es
Tu es ma main
Si, loin, je ne peux saluer mes amis.
Tu es ma voix
Si je ne peux parler
haut à une tribune d'idées.
Tu es mon rire
Si, à
l'heure la plus pure, je ne peux consoler.
Tu es mon rêve
Si, le
moment venu,
Je ne pouvais plus rêver.

Ta
voix
(À ma mère après avoir écouté
une interview)
Je me submerge à peine dans le présent
Apparaît ta voix à la pure sagesse.
Ta voix qui rêve tant
de mon avenir.
Ta voix qui n'a jamais été absente.
Ta
voix, les idées claires de ton esprit.
Ta voix, la marque fidèle
de ton chemin.
Ta voix, la réalité du divin.
Ta voix, la
voix qui embrasse tant de gens.
En t'écoutant, ma
poitrine se gonfle de fierté
Pour ton rire reflet de grandeur d'âme,
De paix, d'humanité et de pureté.
En t'écoutant,
j'affirme que je suis fait
D'amour pur et de pur courage
Et que je ne
suis rien d'autre que ta nature
28 juin 2001

La
quatrième (Inédit)
Geôlier qui
garde ces quatre murs
Quatre fois par jour, faisant sonner tes clefs,
Tu passes rapidement ma porte
Le poids de l'ennui marquant de froncements
ton visage
Trois fois, par obligation, pour le petit déjeuner,
le déjeuner et le dîner
Et une 4è quand cela te prend
A moins que tu ne décides de me donner mon appel hebdomadaire
Ou de
me proposer une lame pour raser ma barbe
Ou de changer mes draps mal lavés
Ou que tu ne passes avec ta torche au petit matin
Et, me réveillant,
ne bute dans mon rêve
De ton regard ambigu.
Geôlier
qui garde ces quatre murs
Quatre dates s'inscrivent sur le livre de mon âme
La date à laquelle je suis né et celle de notre mariage
La date
à laquelle je mourrai et une quatrième
Celle du jour qui marquera
un jalon
Un jalon important,
Celle-là, je la conserve
Pour
le jour où tu arriveras à ma porte
Et , passant, de manière
inhabituelle
Une quatrième fois
Tu me diras : "fais tes bagages!".

L'exemple
du Che (inédit)
Guérillero de la cause que
j'ai suivie
Je veux te dire.
Tout ce que tu m'as enseigné
M'a
servi depuis.
Tout ce que tu m'as enseigné:
La volonté décisive,
La candeur invulnérable,
L'étoile
bien choisie,
La valeur de la confiance
Le regard
le plus sûr
L'espoir, le courage
L'amour et la joie.
Guérillero
de mes rêves
Les plus chers, à bientôt.
Nous restons
sur le chemin
Des victoires sans revers.
2 septembre
2002
Toi
Toi qui m'accompagne
au delà du temps
Tu ne pourras plus te perdre dans la nuit,
L'amour.
la paix, la pluie, le vent
Te conduisent à moi sur des ailes généreuses.
Toi
qui ne peut plus me quitter
Tu partageras ce qu'a d'immense ce monde
Où
tout sentiment est une mer profonde
Et où tout être se sent aimé.
Toi,
si humaine, si pure, si simple
Tu ne vaux pas plus que ta propre raison
Mais le fruit viril de ta semence
Donne sa nourriture quotidienne au cur.
Celui qui va son chemin
Toi qui va ton chemin de paix,
prends ma main
Seulement si nous sommes unis, la Terre pourra vivre.
La
rivière qui descend de la montagne s'enflera
Quand un frère
se joindra à elle à son passage
Toi qui
va ton chemin face au soleil, allons
Sans avoir peur de la vérité,
la justice et la mort.
Le bonheur de vivre n'est pas seulement une chance
C'est la lutte sans répit pour ce que nous aimons.
Aimer
la vie n'est pas errer
C'est prendre soin de la fleur qui n'est pas étrangère
C'est soulager la douleur, les pleurs, les peines
C'est se joindre à
toi qui va ton chemin.
20 janvier 1999
Chanson de plein lune
Au
milieu de la solitude et d'un vers
Des rafales de silence me réveillent
Des étincelles d'amour font mouche
Avec leurs mystères, leur
lumière et leur univers.
Comment pouvoir découvrir
son chemin,
La suivre dans chaque ombre poursuivie.
Me souvenir de toi
est vital, mais le destin,
Je dois l'assumer, le regard fier.
Je
ne sais pas si reviendront les vents,
De la nouvelle lune bienvenue,
Mais
la nuit, quand tu dors
Je chante pour ceux que j'aime et je lutte pour eux.
3
février 1999

Dédiés à toi
Dévoué
à ton amour, j'écris ces vers,
Ils naissent d'un cur où
s'agitent
Contre les royaumes du mal, les haines perverses,
La bonté
et la paix qui habitent mon âme.
Dédiés
à toi, étoile proche
Qui illumine la nuit comme le jour,
Des rivières de passion coulent sans lâcheté
Et l'honneur
est rendu à la vertu la plus belle
Celui qui, happé
par le vide de la rancoeur
Peut confondre ce sentiment
Ne saura jamais
que vivre, c'est vivre
Quand on vit la vie avec amour.
20
janvier 1999
Jusqu'à quand?
Des
avrils sont passés sans retour
Le nouveau printemps tarde tant
Que je ne pourrai te dire avec certitude
Jusqu'à quand nous devrons
attendre.
Les fleurs de tes mains
Que ne peuvent arroser
mes eaux matinales
Me font peine.
Le fruits de tes lèvres
Qui ne peuvent jouer dans mes tendres fraisiers
Me font mal.
Je
ne sais pas jusqu'à quand cette vallée souffrira,
Quand l'émotion
reviendra à son arbre.
Mais dans le sillon où aujourd'hui meurt
la rose
Le cur s'enflamme de plus de vie.
12
juin 2001
Soi-même
Qu'y-a-t-il
après la solitude?
Mario Benedetti
Il se peut
que la solitude me fasse écrire
Et voir les pas que je fais maintenant,
Il se peut que le retard avec lequel
J'ai vu venir ma propre ombre, me surprenne.
Quelquefois,
l'avenir est une étincelle
Et on regarde sans voir ni la lumière
ni l'aurore.
Quelquefois, c'est seulement une heure
Et on la dépense
à arriver et à mourir.
Quelquefois l'amour
s'éloigne
La solitude t'engloutit dans un puits
Comme une soumission,
une sentence;
Mais la solitude, c'est soi-même
Ton dévouement, ton énergie, ton repos
Et, en elle, tu peux
être cime ou abîme.
27 décembre
1999