TÉMOIGNAGES

 

2005 : Un appui pour continuer

L'année 2005 et les perspectives de 2006 analysées par Olga Salanueva, épouse de René González

Olga Salanueva est l'épouse de René Gonzalez, un des 5. Elle a vécu de plus près l'affaire que les femmes de nos 4 autres compatriotes car elle vivait aux Etats-Unis avec son mari qui surveillait donc les membres des groupes qui préparent contre Cuba des attentats comme ceux de l'été 97 dans des installations touristiques de La Havane.

13 Août : La date de la continuité

Le hasard de l'histoire unit deux anniversaires, celui de René Gonzalez, combattant cubain contre le terrorisme et celui de Fidel Castro.


Maria Eugenia Guerrero, l'amour d'une sœur

(Août 2004)

Nous avons rencontré Maria Eugenia Guerrero à l'occasion de la préparation de l'édition des poèmes de son frère en français et nous lui avons, bien entendu, demandé des nouvelles d'Antonio, son frère.


Un géant à l'âme de poète


" I'am the one who wants.. ". "je suis celui qui t'aimera le plus". Cette phrase tendre tirée d'une chanson de Céline Dion écrite sous la photo d'un géant blond attire l'attention dès que l'on entre dans le petit salon qui est la première pièce du modeste appartement où habitent la femme et les filles de Ramon Labañino. Nous voulons vous faire mieux connaître ce géant au cœur tendre et à la plume poétique.


Fête des pères: Une immense pensée pour les 5

Trois de nos 5 compatriotes injustement emprisonnés aux États-Unis ont des enfants, deux d'entre eux n'ont pas encore pu réaliser leur rêve d'en avoir mais ils ont tissés des liens très étroits avec leurs neveux et nièces. Nous leur adressons un message.


Fête des mères à Cuba: un message aux mères du monde
Mai 2004

La Fête des mères est célébrée dans notre pays le deuxième dimanche de mai. Cinq mères cubaines ont toutes les raisons d'être fières de leurs fils qui purgent actuellement de très lourdes peines dans des prisons des États-Unis: ils se trouvaient dans ce pays pour nous protéger tous contre les actes de terrorisme concontés à Miami contre notre pays et ont été condamnés au terme d'un procès truqué. Deux d'entre elles vous ouvrent leur cœur.


Pour sauver des sourires d'enfants

Un 12 juillet, des enfants du personnel de l'hôtel Capri, en pleine Havane sont réunis pour une petite fête, une bombe saute, les immenses baies vitrées volent en éclats, des débris jonchent la rue des mètres à la ronde, mais miraculeusement, il n'y a pas de blessés. La bombe a été posée par un Salvadorien payé par les ultras de la contre-révolution qui font la pluie et le beau temps à Miami. C'est justement pour surveiller ce genre d'individu et prévenir Cuba de ce type d'opération que des Cubains sont bien obligés d'aller aux Etats-Unis. 3 des 5 ont des enfants, mais qu'à cela ne tienne, ils défendaient tous des sourires.


Patricia Ares, professeur à la Faculté de psychologie de l'Université de La HavaneLes enfants des 5 : la vision d'une professeur de psychologie

Derrière l'emprisonnement de nos 5 compatriotes, il y a bien sûr une question politique : les Etats-Unis entendent cacher qu'ils abritent sur leur territoire des terroristes qui visent Cuba en préparant des attentats contre notre pays, mais il y a aussi des familles et, dans ces familles, des enfants qui souffrent. C'est cet aspect que nous abordons avec Patricia Ares, professeur à la Faculté de psychologie de l'Université de La Havane.



" Les barreaux de l'injustice "

Rosa Aurora, la femme de Fernando a rapporté ce qu'il a pu lui raconter lors de la visite qu'elle a enfin pu lui faire en prison après la longue attente du visa étasunien.


Irma GonzalezIrma, fille de René : "Je ne suis pas une vedette!"

La fille de René Gonzalez, Irma, qui était aux États-Unis avec ses parents et sa petite sœur de quelques mois lorsque son père a été arrêté, a vécu non seulement l'arrestation violente de son père mais ensuite celle de sa mère, dont les autorités étasuniennes ont voulu faire une monnaie d'échange contre des aveux de René chargeant ses 4 camarades. Finalement Olga, la femme de René, a été expulsée vers Cuba et a pu retrouver ses filles. Irma a signalé à une reporter de RHC.

Maître Roberto González, frère de René


"J'ai le privilège du malheur". On pourrait penser qu'une personne qui se définit de cette manière a baissé les bras et s'est avouée vaincue. Ce n'est certes pas le cas de Roberto González, le frère de René un de nos 5 compatriotes injustement emprisonnés aux États-Unis. Nous conversons avec lui.

Adriana, épouse de Gerardo

" Mon but reste de vivre de nouveau avec lui. C'est pour cela que je suis restée forte, j'ai conservé ma détermination de lui transmettre mon optimisme, c'est ce qui me donne de la force, savoir qu'un jour - c'est sûr - nous nous retrouverons, ce jour arrivera après tant de souffrances, d'années d'attente, de séparation ; la justice l'emportera. Nous pourrons vivre de nouveau ensemble, en couple. Le temps passe, les possibilités de réaliser tes projets s'amenuisent. Il y a beaucoup de choses que nous n'avons pu vivre ensemble, fonder notre famille et nous en avonsbesoin tous les deux. "

Marianela Samper, reporter du service des émissions en espagnol de Radio Havane Cuba

"La mère de Tony m'a appelée. Elle m'a dit qu'elle avait la lettre. J'en ai été toute bouleversée. Je me suis sentie très heureuse. Bien sûr, les larmes n'étaient pas absentes. C'est une personne très sensible, sentimentale, elle l'aime beaucoup. Son fils est très présent. Lorsque j'ai vu son écriture - il écrit à la main, une écriture très lisible- cette manière de s'exprimer pleine de gentillesse, d'affection... Il est difficile de se soustraire à l'effet que cela produit. On se sent heureux, fier, bénéficiaire d'un privilège.

Olga Salanueva
Olga Salanueva, épouse de René Gonzalez

"Ils sont partis, je leur ai demandé un téléphone, quelque chose pour savoir où mon mari avait été emmené. Ils m'ont dit, nous allons lui poser quelques questions et il va rentrer, mais depuis lors, il n'est pas revenu."


Antonio, mon père


Tu es ma main
Si, loin, je ne peux saluer mes amis.

Tu es ma voix

Si je ne peux parler haut à une  tribune d'idées.
 Tu es mon rire
 Si, à l'heure la plus pure, je ne peux consoler.
 Tu es mon rêve
 Si, le moment venu,
 Je ne pouvais plus rêver

Josefina Espeleta, responsable de l'édition bilingue (espagnol-anglais) des poèmes d'Antonio Guerrero

"La grandeur de ces 5 camarades - parce que j'ai eu l'occasion d'entrer en contact aussi avec les autres - réside justement dans la simplicité et la spontanéité avec laquelle ils ont accompli leur devoir et sont disposés à continuer à le remplir. C'est ce qui les distingue…"

 


Quand on a que l'amour… pour vaincre l'injustice

Témoignage de Katrien Demuynck, dirigeante du Comité belge pour la libération des 5.


Giustino di Celmo, père du jeune italien tué dans l'attentat de l'hôtel Copacabana le 4 septembre 1997


" Ces jeunes qui sont là-bas alors qu'ils sont innocents n'ont pas pu agir à temps pour éviter ce crime. Je pourrais témoigner du fait que s'ils avaient pu agir avant que n'aient lieu les attentats dans les hôtels, des vies, celle de mon fils Fabio auraient pu être sauvées".