Les États-Unis sont vraiment de retour?

Édité par Reynaldo Henquen
2021-03-03 09:11:23

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Par Guillermo Alvarado

Le président des États-Unis, Joe Biden, répète souvent la phrase « Les Etats-Unis sont de retour », il n’y a aucun doute qu’il le fait pour se différencier de son prédécesseur Donald Trump, mais en même temps pour envoyer un signal trompeur à tous ceux qui espèrent vraiment un changement dans la politique de la puissance du Nord.

En réalité, ce pays, à l’exception de quelques thèmes très ponctuels, n’a jamais quitté la scène internationale et on peut l’observer plus facilement dans l’un des domaines les plus évidents de  son hégémonie, tel que sa présence militaire dans les endroits sensibles.

L’Europe occidentale reste toujours la région préférée du Pentagone, non seulement quant au nombre de soldats, de fournitures, et des centres de communication, mais aussi par le nombre d’armements nucléaires.

C’est ce qu’a révélé un rapport de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, OTAN diffusé en avril 2019 où une « erreur » s’est glissée lorsqu’ils annonçaient que 150 ogives, notamment des bombes atomiques  du type B61, étaient stockées dans  six bases états-uniennes en Europe. 

Il s’agit de Kleine Brogel en Belgique, Büchel en Allemagne, Aviano et Ghendi-Torre en Italie, Volkel dans les Pays Bas et Incirlik en Turquie. Une nouvelle version du rapport publié un temps après « a omis » cette information.

Le général russe Anatoli Sídorov a averti récemment  qu’on envisage de construire en Pologne des infrastructures militaires pour accueillir jusqu’ à 20 000 soldats états-uniens. Et en Bulgarie la présence de jusqu’à 5 mille soldats du Pentagone pourrait être maintenue, a-t-il précisé.

Tous ces projets sont intimement liés à l’OTAN et font partie d’une tentative délibérée de déstabiliser le système de sécurité du continent européen, a assuré Sídorov.

Quelques-uns se souviennent  certainement de la rumeur selon laquelle Trump était prêt à réduire son contingent basé en Allemagne. Mais finalement cela n’a été qu’une rumeur ou peut être une manœuvre de distraction ou un chantage pour que les Européens donnent plus d’argent à l’Alliance Atlantique, cette rumeur n’a jamais été confirmée. 

Les plans militaires de Washington progressent également en Amérique Latine, l’un d’entre eux a suscité les réflexions de l’analyste panaméen Julio Yao.

Il s’agit du soi-disant Centre Régional d’Opérations Navales, CROAN, une nouvelle version d’État Majeur qui renforcera le commandement du Sud, dont la base sera située au Panama et il va opérer sous prétexte de coordonner la lutte contre le trafic de drogues et d’autres formes du crime organisé.

En réalité son regard sera posé sur le Venezuela et sur la renaissance des gouvernements progressistes et donc, sur l’intégration régionale. Attention les amis! L’hégémonie des Etats-Unis n’est pas de retour puisqu’elle n’avait jamais quitté la scène!!



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