Nouvelle défaite des États-Unis à l'ONU

Édité par Reynaldo Henquen
2013-10-30 13:38:02

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Par María Josefina Arce.

Les États-Unis n'apprennent pas la leçon. Pour la 22è année consécutive la communauté internationale s'est prononcée à une large majorité à l'ONU contre le blocus économique, commercial et financier illégal et inhumain que les États-Unis maintiennent contre le peuple cubain.

Une fois de plus 188 des 193 pays membres de l'ONU ont voté en faveur de la levée de cette mesure arbitraire qui a provoqué au peuple cubain des pertes pour plus d'un billion de dollars et qui affecte des domaines aussi sensibles que la santé et l'éducation.

Les États-Unis , totalement isolés, ont du se contenter une fois de plus du seul appui d'Israël. La petite île de Palau, qui, l'année dernière, l'avait secondé, cette fois-ci a décidé de s'abstenir.

Avant la mise aux voix, plusieurs blocs régionaux et organisations comme le Groupe des 77 plus la Chine, la Celac, la Communauté des États Latino-américains et caribéens, le Mouvement des Pays non alignés, la Communauté de la Caraïbe, le Groupe Africain et l'Organisation de la Coopération islamique, ont fixé, si besoin était, la position de la communauté internationale vis-à-vis d'une politique qui de par son but ouvertement déclaré, est qualifiée d'acte de génocide.

À part ces organismes, des pays d'Amérique Latine, d'Asie et d'Afrique ont exigé des États-Unis la fin du blocus contre Cuba, un petit pays dont ils ont dit qu'il apporte son aide solidaire dans divers secteurs comme la santé et l'éducation à d'autres peuples ayant besoin.

Des pays comme l'Équateur, ont mis en question la capacité de l'ONU pour préserver la paix, étant donné qu'elle n'a pas pu faire respecter les résolutions qui depuis 1992 sont approuvées au sein de cet organisme international et qui demandent la levée d'une mesure qui a provoqué d'innombrables dommages humains.

Pour sa part, dans son intervention, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, s'est demandé pourquoi les États-Unis s'obstinent à maintenir une politique obsolète, maladive et inacceptable du point de vue éthique et ils font la sourde oreille à l'opinion mondiale et tout spécialement à celle des Étasuniens dont la plupart appuient la normalisation des relations entre nos deux pays.

On s'attendait au résultat du vote. Au plus récent débat de haut niveau au sein de l'Assemblée Générale de l'ONU, qui a eu lieu entre le 24 septembre et le 1er octobre, le thème du siège étasunien et son rejet a été parmi les plus abordés par les présidents ou chef de gouvernement et ministres des Affaires étrangères qui y sont intervenus.

Une cinquantaine d'orateurs ont fait allusion au blocus, à la nécessité de sa levée. Plusieurs d'entre eux l'ont qualifié de génocidaire, d'illégal, d'injuste, de relique de la guerre froide.

Un grand nombre de pays et d'organismes spécialisés des Nations Unies ont également adressé au Secrétaire Général, Ban Ki-Moon, leurs considérations sur cette mesure illégale.

Depuis 1992 le nombre de pays qui rejettent cette politique hostile de Washington qui affecte non seulement les Cubains, mais aussi les Étasuniens et les citoyens d'autres pays, de par son caractère extra territoriale, n'a cessé de grandir.

Une fois de plus l'appui à Cuba a été catégorique de la part de la communauté internationale qui s'oppose à l'application unilatérale en temps de paix, d'une mesure de guerre, dont le coût social est énorme.

Le monde considère qu'il est temps de mettre fin au blocus, qui viole les principes du droit international et constitue une transgression de la paix, du développement et de la sécurité d'un état souverain, qui appartient, à égalité des conditions avec les autres membres, à l'organisation des Nations Unis dont il a été l'un des fondateurs.

 



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