Miguel Díaz-Canel: Nous pouvons aujourd’hui dire au monde que Cuba se développe

Un tonnerre d'applaudissements a salué la proposition du président de rendre hommage aux efforts déployés par le peuple cubain face au Covid-19 et au renforcement du blocus.

La Havane, 29 oct. (RHC).- Le président Miguel Díaz-Canel, a souligné ce mercredi que le peuple cubain a travaillé d’une façon exemplaire dans la lutte contre la pandémie de Covid-19  et résisté en même temps aux difficultés découlant du renforcement du blocus par l’administration Trump.

Dans son discours de conclusion des travaux du Parlement, le président Miguel Díaz-Canel a rappelé les circonstances dans lesquelles notre pays fait face au nouveau coronavirus et à ses conséquences sur le plan économique.

«A Cuba, il faudra le répéter beaucoup de fois, l'épidémie est venue en conjonction avec le blocus renforcé. Il n'y a pas eu de trêve dans cette guerre asymétrique et multidimensionnelle, bien qu’illégale et immorale, qui a pour but de faire disparaître notre exemple d'indépendance et de souveraineté de la surface de la terre.

Mais nous qui militons dans les rangs des non-conformistes et des optimistes, comme Fidel et Raul, nous avons appris avec eux et leurs camarades de lutte que tous les défis peuvent être surmontés. Nous, les Cubains, nous prouvons une fois de plus qu’on peut tout faire».

Miguel Díaz-Canel a mis l’accent sur la puissance du système cubain de santé et de l’économie planifiée

«Ces sept derniers mois de lutte inlassable contre l'épidémie, nous avons confirmé la capacité de l'économie planifiée et du système de santé du socialisme cubain à contrôler les épidémies et à fournir une assistance sûre à toute la population, sans aucune différence. Et nous avons coopéré en toute solidarité avec les nations les plus touchées.

Alors que la profonde inégalité créée et nourrie par la philosophie capitaliste prélève un pitoyable tribut en vies humaines dans de nombreux pays, y compris des pays très développés, Cuba a réussi à enrayer le virus et à ramener sa létalité à des niveaux très bas».

Le Chef de l’État cubain a salué la participation du secteur scientifique à la lutte de notre pays contre le nouveau coronavirus et mis en exergue la volonté politique comme la clé des résultats obtenus par Cuba dans ce domaine.

«Qu'un petit pays, en butte à un blocus et diffamé par la plus grande puissance de l'histoire, résiste courageusement aux attaques de son adversaire et en plus grandisse, en créant, en innovant et en contribuant à sauver des vies, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières, ne peut s'expliquer que par l'orientation humaine d'un projet, la volonté politique du Parti et du gouvernement, et la force extraordinaire d'un peuple expert en résistance et en victoire.

Ce n'est pas un fait dû au hasard. C'est une question de causalité. Il y a une composante qui se trouve dans l'ADN cubain, dans le magnifique mélange d'ethnies et d'histoire de résilience continue, d'où émerge «ce doux mot: cubain». Mais il y a un autre facteur qui n'est pas moins important, c'est la construction consciente, depuis plus de 60 ans, d'une œuvre plus grande et plus forte que nous, avec un leadership authentique, respecté et admiré dans le monde, d'autant plus respecté et admiré qu'il a résisté aux coups de l'adversaire sans renoncer. Je parle, bien sûr, de Fidel, de Raúl, de la génération du Centenaire, que nous avons l'honneur de suivre, avec un fier dévouement à la cause à laquelle ils ont consacré leur vie».

Miguel Díaz-Canel a qualifié d’héroïques les efforts déployés par le peuple cubain pour contrôler l’épidémie.

«La page que le peuple cubain écrit en ce moment est héroïque, car nous faisons face à l'épidémie sous le harcèlement simultané du blocus renforcé et d'une énorme campagne de haine, de manipulation et de désinformation sur les réseaux sociaux, financée depuis l'étranger.

Comment définir ce qu’ils font contre une petite nation, une île ou un archipel, d'à peine 11 millions d'habitants, depuis un empire puissant qui a trente fois cette population et près de quatre-vingt-dix fois sa taille?

Chaque jour une menace, chaque jour une sanction, chaque jour un acte d'arrogance et de mépris pour ce que l'humanité a réussi à construire pour que les nations puissent se comprendre. Ce n'est pas de la politique. C'est une outrance.

C'est un abus. C'est dur, c'est honteux et infâme! On ne peut pas appeler politique la strangulation économique, la persécution financière, la pression sur des tiers, le refus d'accepter une façon différente de faire les choses».

Dans son discours devant la députation, le président cubain s’est félicité des résultats de la stratégie adoptée pour le redressement de l’économie nationale.

«Aujourd'hui, nous pouvons dire à notre peuple et au monde entier que le pays se développe, avec un engagement et une détermination à aller de l'avant malgré les circonstances dans lesquelles un virus a plongé la planète. Ceux qui ont voulu écrire l'épitaphe de cette Révolution triomphante en auront à nouveau le désir».

Et à la fin de son discours, Miguel Díaz-Canel s’est adressé à l’Assemblée Nationale pour lui demander de rendre hommage au peuple cubain.

«Je demande à notre Assemblée, à ceux qui sont présents ici et à ceux qui y participent virtuellement, de rendre un hommage particulier à notre peuple. Que les applaudissements qu'ils adressent chaque soir à cette partie noble et dévouée d'eux-mêmes se fassent sentir avec force dans cette salle et dans tout Cuba pour tout Cuba, car sans la compréhension populaire de chaque mesure, sans la participation massive à son exécution, l'idéal politique ne serait que cela: un idéal.

Merci, Cuba! Ce sera toujours un honneur d'être à votre service, Patrie bien-aimée!

Le socialisme ou la mort!

La Patrie ou la mort!»

Un tonnerre d’applaudissements a retenti dans l’enceinte du Palais des Congrès de La Havane.

Édité par Francisco Rodríguez Aranega



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