Le président mexicain qualifie d’inhumain et de médiéval le blocus contre Cuba

Édité par Reynaldo Henquen
2021-07-28 10:43:55

Pinterest
Telegram
Linkedin
WhatsApp

Mexico, 28 juillet (RHC) Le président Andrés Manuel López Obrador a assuré que le Mexique ne risquait pas d’être frappé de sanctions par les États-Unis, suite à l’envoi d’aide humanitaire à Cuba. Au contraire, il a fait confiance à une réponse positive du gouvernement de Joe Biden, dans la perspective de lever le blocus économique de l’île.

"Il n’y aura pas de sanctions, car nous sommes un pays indépendant, libre et souverain, et nous agissons de la sorte", a déclaré hier à la presse.

Le président a réaffirmé son opposition au blocus économique imposé par les États-Unis à Cuba, qu’il a qualifié d’inhumain et médiéval. Il a expliqué que bien qu’une forte majorité ait voté contre, le veto de Washington prévaut à l’assemblée de l’Organisation des Nations Unies

Il a confirmé qu’hier un bateau pour Cuba a appareillé à Veracruz et qu’aujourd’hui, mercredi, il y en aurait un de plus avec des fournitures médicales, notamment de l’oxygène, ainsi que de la nourriture; en même temps, il n’a pas exclu l’envoi de carburant pour les groupes électrogènes des hôpitaux dépourvus d’électricité.

Le président López Obrador a déclaré que son gouvernement a pris la décision d’apporter ce soutien au peuple frère de Cuba, tout en précisant que la réponse s’inscrit également dans la réception d’une lettre de son homologue cubain Miguel Diaz-Canel, lui expliquant la situation difficile à cause du blocus.

Lundi, à Veracruz, le chef de l’exécutif mexicain a exhorté Biden à "prendre une décision" à ce sujet; López Obrador estime qu’il n’est pas concevable de punir une nation qui traverse une situation sanitaire et économique difficile.

Ce mardi, lors de la conférence de presse du matin, il a réitéré son appel à "séparer les besoins de santé des questions politiques" et, dans cette perspective, à éliminer cette "mesure extrême" du blocus qui représente un retard considérable en politique étrangère, contraire à la fraternité entre les peuples.

A cet égard, il a exprimé l’espoir que "le gouvernement des Etats-Unis donnera une réponse positive car une telle politique n’est pas souhaitable.

"On peut avoir des différences mais on ne peut pas condamner un peuple à la faim, à la maladie. Comment est-il possible que l’oxygène ne soit pas obtenu parce que, si un bateau d’une nationalité va porter de l’oxygène, il est puni et ne peut plus entrer aux Etats-Unis !"

S’il s’agissait, en acceptant sans concession, comme disent les avocats, "que (les bateaux) portent des armes, peut-être n’est-ce pas? bien que chaque pays soit indépendant, il est autonome, mais cela peut être remis en question, mais de la nourriture, des médicaments ? Pourquoi ce blocus ?" a demandé.

Dans la salle, il a présenté un schéma de la session de l’ONU au cours de laquelle la question de Cuba a été abordée. À ce moment-là, il a précisé que 184 pays ont voté pour la levée du blocus, deux contre et trois se sont abstenus.

Le président mexicain a souligné le bon voisinage et les relations avec les Etats-Unis, "mais dans ce cas nous ne sommes pas d’accord avec le blocus contre Cuba".

Source La Jornada



Commentaires


Laissez un commentaire
Tous les champs sont requis
Votre commentaire ne sera pas publié
captcha challenge
up