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Les États-Unis, le juge qu'il faudrait juger

Par Guillermo Alvarado

L'ex-chef de l'OTAN, le pacte militaire de l'Atlantique Nord, Anders Rasmussen, affirmait il y a peu dans un article publié par le Wall Street Journal, que les États-Unis devraient s'ériger en gendarme du monde, parce qu'ils ont «la grandeur matérielle et morale pour réussir à sa paix et stopper sa marche vers le chaos.»

Nous ne pouvons pas imaginer de quelle grandeur morale parle M. Asmussen car toutes les évidences montrent les États-Unis comme le responsable dans une large mesure du chaos qui règne aujourd'hui sur la Planète.

Washington est sans aucun doute derrière de graves et atroces violations des droits les plus élémentaires de millions d'êtres humains dans le monde.

Ce n'est un secret pour personne que les États-Unis aiment s'ériger en juge et condamner sévèrement des pays dont le gouvernement ou le système politique et social n'est pas de leur gré.

Ils voient la paille dans l’œil du voisin et ne voient pas la poutre qui est dans le leur.

Pour seulement prendre en exemple, la plus élémentaire des garanties, celle de la vie, il y a des exemples en trop. Bon nombre de gouvernements nord-américains aussi bien républicains que démocrates ont violé ce droit élémentaire de manière massive. On pourrait faire mention de quelques noms comme Hiroshima, Nagasaki, la Corée, le Vietnam, le Guatemala, la République dominicaine, Cuba, la Grenade, le Panama, le Nicaragua, l'Afghanistan, l'Irak, la Syrie, tout cela sans compter la transnationale du crime montée dans notre continent sous le nom d'opération Condor.

Un regard à vol d'oiseau sur la situation des droits humains à l'intérieur des États-Unis risque de provoquer une forte répulsion.

En 2015, 990 personnes y ont été tuées par la police. 258 d'entre elles étaient des Afro-descendants. Fin septembre de cette année, la police avait tué 770 personnes.

Dans la plupart des cas, les auteurs ont été acquittés par la justice.

En plus des assassinats, les traitements cruels et inhumains contre des civils sans défense sont monnaie courante aux États-Unis.

Les pénitenciers américains sont quotidiennement le théâtre d'actes de violence contre les détenus perpétrés par leurs geôliers ou par des prisonniers à leur service.

Les dénonces se multiplient au sujet de l'usage de ceinture d'électrochocs qui provoquent de fortes douleurs et dont l'application continue risque de provoquer la mort. Cela sans compter l'utilisation à outrance de produits chimiques pour disperser des manifestations comme le gaz lacrymogène ou le gaz poivre.

Les États-Unis ont une population carcérale d'un million et demi de personnes, dont presque 75 mille sont des femmes.

Si l'on ajoute les Étasuniens assignées à résidence, cela fait donc 5 millions et demi de personnes qui s'acquittent de peines de justice.

A ne pas oublier sur cette liste la prison infâme installée dans la base navale de Guantanamo, où la torture est institutionnalisée.

L'année dernière ce pénitencier accueillait 91 suspects de terrorisme, dont les droits humains, juridiques et de tout type ont volé en éclats.

Si c'est le gendarme mondial de grandeur matérielle et morale que propose M. Rasmussen, toute notre espèce est donc réellement en danger.

Les raisons sont plus que justifiées pour que tous les réflecteurs du monde soient braqués avec préoccupation sur un pays qui juge tous les autres alors qu'ils devrait voir à son intérieur.

 

Edité par Tania Hernández
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