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Les innocents de Manchester

Par Guillermo Alvarado

La haine dans sa version la plus cruelle et brutale a de nouveau frappé. Cette fois.ci dans la ville britannique de Manchester. Un terroriste a fait détonner un engin improvisé au stade de la célèbre équipe de football qui porte le nom de la ville. Le bilan jusqu'à maintenant: 22 morts et 59 blessés, parmi eux des enfants et des jeunes, tous innocents qui y assistaient à un concert d'une chanteuse étasunienne.

Cette attaque a éveillé l'indignation. Une clameur a été généralisée: Jusqu'à quand ces massacres se poursuivront? Quand les puissances occidentales mettront fin à ce feu qu'elles ont allumé, elles mêmes avec leurs interventions dans le Nord de l'Afrique et au Moyen Orient? Jusqu'à quand des innocents continueront de mourir, alors que les coupables restent à l'abri?

Le monde n'était pas parfait, loin de là, mais à partir du 16 janvier 1991, lorsque le président George Bush père a déclenché la première guerre du Golfe au nom de la démocratie et de la liberté, d'après sa vision dénaturée de ces concepts, le spiral de violence n'a pas cessé de s'accroître, elle engloutie tous les jours des dizaines de milliers de vies aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des champs de bataille. Manchester est un des épisodes qui ont commencé à être écrits ce soir-là, lorsque des missiles Tomahawk et des avions F-15E se sont envolés vers Bagdad.

Depuis ce jour-là, les généraux des grandes armées occidentales, avec les États-Unis à la tête, ont oublié l'avertissement lancée par Robert Lee, lorsqu'il s'est exprimé, après avoir vu le carnage qu'a été la bataille de Fredericksbourg, en 1862: “C'est bon que la guerre nous semble si terrible, autrement on pourrait y prendre goût”. Certains y ont pris goût et cette semaine, les innocents de Manchester en ont payé le prix.

La douleur que ressentent les habitants de cette ville emblématique de plusieurs points de vue notamment historique, pas seulement pour le Royaume Uni, mais pour l'Europe et pour beaucoup de gens dans le monde, est donc partagée.

Là-bas, en 1819 des milliers de familles qui organisaient une marche pour exiger des droits pour les citoyens communs ont été brutalement réprimées; en 1868 une association contre le protectionnisme et les privilèges économiques pour un petit secteur sous la devise novatrice pour l'époque de: “Liberté de commerce entre les nations”.

Lydia Becker a organisé à Manchester entre 1867 et 1890 les réunions pour exiger le droit des femmes au vote, une lutte qui a fait de nombreuses victimes parmi les femmes. Manchester est aussi le berceau de la célèbre Rolls-Royce, née de l'association entre Henry Roice et Charles Rolls au début du siècle pour fabriquer ce véhicule emblématique.

L'écrivain et économiste français, Nicolás Bouzou assure que dans la bibliothèque de Chetham se trouve la salle ou Karl Marx et Frédéric Engels travaillaient et dans laquelle ils ont conçu entre autres ouvrages “Le manifeste communiste”, dont les idées ont changé le monde.

Maintenant, Manchester devra ajouter à son histoire, d'avoir été le siège du second pire attentat terroriste perpétré au Royaume Uni, après celui du 7 juillet 2005 au métro de Londres, qui a causé 56 morts et 700 blessés, tous innocents à l'exception des 4 attaquants.

Nous en sommes pas devant une guerre de civilisations, d'idéologies ou de religions. Le terrorisme n'est pas une question d'idées. Il s'agit d'un grave désordre surgit de la soif démesurée de groupes pour lesquels les enfants et jeunes de Manchester et du monde, sont méprisables, dans leur course vers leurs sales objectifs.

Edité par Tania Hernández
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