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Michel Temer est chancelant

Par Guillermo Alvarado

Le putschiste Michel Temer devient, à pas de géant, un président nominal, une figure de carton que nul en respecte. Les alliés et les sponsors l'abandonnent les uns après les autres. Le Brésil se précipite, dangereusement vers l'ingouvernabilité et le chaos, un panorama favorable pour ceux qui veulent que les choses changent pour que tout reste pareil.

Des sondages récents signalent que seul 5% des Brésiliens approuvent la gestion de Temer, ce qui vient prouver que y compris nombreux de ceux qui avaient appuyé le coup parlementaire contre la présidente légitime, Dilma Rousseff, rejettent maintenant celui qui l'a remplacée.

Sa dernière mesure, déployer les forces militaires dans la ville de Brasilia pour réprimer les manifestations populaires a causé un tel rejet qu'il a dû faire marche arrière.

Brasilia est devenu un champ de bataille, la répression a laissé un bilan de 49 blessés. Il y a suffisamment d'évidences qui prouvent que les forces de sécurité ont eu recours aux armes à feu, aux grenades lacrymogènes et aux balles de caoutchouc pour contenir les manifestants.

La violence s'est étendue à l'enceinte législative où des groupes de députés ont failli se battre lors d'une discussion houleuse.

Deux alternatives opposées prennent forme au géant sud-américain et elles seront sans aucun doute celles qui définiront l'avenir de la nation. Temer ne figure dans aucune de ces alternatives.

La plus importante: la clameur des secteurs populaires, des organisations syndicales, des mouvements sociaux et des partis politiques progressistes, à la tête desquels se trouve le Parti des Travailleurs en faveur de la tenue d'élections présidentielles directes immédiatement.

La droite et les grandes entreprises dont le consortium O Globo qui prétend diriger l'orchestre et ordonner les temps et les dénouements de la crise, en ont horreur.

Ils savent très bien que dans des élections directes, l'ex président Luis Inacio Lula da Silva, s'imposerait. Ils feront donc tout leur possible pour éviter la convocation aux urnes cette année pour essayer de neutraliser le leader du PT avec des manœuvres judiciaires et de fausses accusations

La droite a un projet bien défini dans plusieurs étapes. La première: se défaire d'une figure très coûteuse en termes politiques, comme Temer. Il avait été porté au pouvoir pour qu'il réalise des changements accélérés dans l'administration publique et en matière économique pour ouvrir les portes ainsi à un régime néolibéral.

Temer a accompli sa tâche et maintenant il doit quitter la scène, mais il s'y résiste. Sa figure sera remplacée par celle d'un nouveau président provisoire pouvant tenir le coup en l'attente de la convocation de nouvelles élections. La droite évitera coûte que coûte que Lula figure parmi les candidats et essaiera que le candidat de son choix gagne la consultation aux urnes.

 

C'est pour cela qu'il faut insister pour que Temer quitte le pouvoir et que des élections directes soient organisées au plus bref délai, il faut éviter les sales manœuvres auxquelles la droite brésilienne est tellement habituée.

 

Edité par Tania Hernández
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