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Des femmes en danger en territoire mexicain

Le président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme du Mexique, Luis Raúl González a fait savoir que sept femmes par jour, c'est-à-dire, une moyenne de presque une femme toutes les trois heures, meurent dans ce pays comme résultat de la violence de genre, sans que les autorités décident d'appliquer avec rigueur les instruments de prévention dont il dispose.

La pression d'organisations sociales et féminines a réussi à ce que dans plusieurs états de ce pays latino-américain des Alertes de Violence de Genre contre les Femmes soient décrétées. Cependant, jusqu'à présent celles-ci n'ont pas réussi à dépasser le domaine de la politique et les polices locales et fédérales n'ont pas réussi à les mettre en pratique.

Selon González, dans 85% du pays il existe un contexte de violence généralisée contre les femmes ce qui se traduit par un nombre élevé de victimes. 

Chaque jour, 12 femmes meurent en Amérique Latine à cause d'agressions physiques dont sept au Mexique, ce qui fait de ce pays un des plus dangereux pour cette couche de la population dans notre région.

Les résultats d'un récent sondage ont révélé que sur 10 femmes 7 ont ait l'objet de la violence à un moment donné de leurs vies, un pourcentage qui est plus élevé dans la capitale et dans les États de Mexico, de Jalisco, d'Aguascalientes, de Querétaro et de Chihuahua.

Pour résoudre ce problème il faut des politiques publiques ayant pour but de générer une culture d'égalité dans ce pays où sont encore enracinés des éléments de sociétés patriarcales et machistes qui se sont accentués à cause des actions des maffias qui se livrent au trafic de drogue et à d'autres formes du crime organisé.

Rappelons que depuis 2006, quand le gouvernement mexicain a accepté les pressions des États-Unis pour livrer sur son territoire la guerre contre le trafic de drogue, la violence s'est généralisée et jusqu'à la mi-2017, 200 mille assassinats et presque 33 mille disparitions ont été enregistrés sans que , pour autant, les indices de trafic de stupéfiants vers la frontière Nord aient diminué.

Dans la pratique, cette situation a profité à l'industrie militaire étasunienne, qui vend des armes aux deux parties en conflit tant par la voie légale que par les canaux du marché noir.

Comme on l'a dit à maintes reprises, les États-Unis mettent les balles et le Mexique met les morts.

L'une des périodes les plus violentes a été celui de l'actuelle administration, présidée par Enrique Peña Nieto, car, depuis décembre 2012 jusqu'à janvier 2017 il y a eu 90 mille 600 assassinats, un chiffre similaire au nombre de pertes d'un conflit armé de moyenne intensité. 

Dans ce panorama, les femmes sont les plus touchées car, d'une part, elles peuvent être des victimes directes de l'affrontement et servent même de butin de guerre et d'autre part, dans de nombreux cas, elles deviennent les tètes de familles à cause de l'assassinat de leurs maris, de leurs pères ou de leurs frères.

Incapable de mettre un frein à la violence et de punit les coupables, l'état mexicain a échoué dans l'objectif de garantir la sécurité et la vie de la population, en particulier des femmes qui restent toujours au plus bas de l'échelle d'une société fracturée dont l'avenir ne semble pas être prometteur.

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
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