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Lula : « Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture du président franchissent une ligne rouge inacceptable »

par Reynaldo Henquen

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a condamné l’attaque américaine menée samedi contre le Venezuela et la capture du président Nicolás Maduro, déclarant qu’elles « créent un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble de la communauté internationale ».

« Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture du président sont inacceptables. Ces actes constituent une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela et créent un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble de la communauté internationale », a écrit Lula sur son compte Twitter.

Dans le même temps, il a dénoncé le fait qu’« attaquer des pays en violation flagrante du droit international » constitue « le premier pas vers un monde de violence, de chaos et d’instabilité, où la loi du plus fort prévaut sur le multilatéralisme ».

Le président a déclaré que le Brésil maintient sa position de « condamnation du recours à la force », comme il l’a fait « récemment dans d’autres pays et régions ».

« Cette action évoque les pires moments d’ingérence dans la politique de l’Amérique latine et des Caraïbes et menace la préservation de la région comme zone de paix », a-t-il averti.

En conclusion, le président brésilien a exhorté la communauté internationale, par l’intermédiaire de l’ONU, à réagir « fermement », tout en réaffirmant la volonté de Brasilia de « promouvoir le dialogue et la coopération ».

Enlèvement de Maduro

Le président américain Donald Trump a affirmé que Maduro et son épouse, Cilia Flores, avaient été capturés et emmenés hors du pays. Dans un message publié sur son compte de réseau social, Truth Social, il a confirmé avoir ordonné un raid aérien de grande envergure sur plusieurs sites au Venezuela.

Plus tard, la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a exigé du gouvernement américain des « preuves immédiates de vie » pour Maduro et Flores, après avoir confirmé la mort de soldats et de civils lors de l’opération militaire, qui comprenait des bombardements sur Caracas et trois autres États.

« Une agression militaire très grave »

Le gouvernement vénézuélien a publié un communiqué ce samedi suite au raid aérien américain sur Caracas « et les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira », le qualifiant d’« agression militaire très grave ».

« Cet acte constitue une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, notamment de ses articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l’égalité juridique des États et l’interdiction du recours à la force. Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes », indique un communiqué officiel.

Dans ce même communiqué, Caracas avertit que l’objectif de ces attaques « n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment son pétrole et ses minéraux, et de tenter de briser par la force l’indépendance politique du pays ».

Malgré les pressions, le Venezuela a mis en garde les États-Unis : « Ils n’y parviendront pas. Après plus de deux siècles d’indépendance, le peuple et son gouvernement légitime restent fermes dans la défense de leur souveraineté et de leur droit inaliénable à déterminer leur propre destin. La tentative d’imposer une guerre coloniale pour détruire la forme républicaine de gouvernement et forcer un changement de régime, en alliance avec l’oligarchie fasciste, échouera, comme toutes les tentatives précédentes. »

Face à cette situation, le président vénézuélien Nicolás Maduro a décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national, afin de « protéger les droits de la population, le plein fonctionnement des institutions républicaines et d’engager immédiatement la lutte armée ».

« Le pays tout entier doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste », indique le communiqué. Caracas a également annoncé son intention de saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU, la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) et le Mouvement des non-alignés (MNA) pour exiger « la condamnation et la mise en cause du gouvernement américain ».

Par ailleurs, le Venezuela a averti qu’il se réservait « le droit d’exercer une légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance », tout en appelant à la solidarité internationale pour condamner cette agression étrangère.

 

SOURCE RT ESPAGNOL

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