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Au Brésil, les personnes noires présentent un risque d’homicide plus élevé

par Reynaldo Henquen
Brasil personas negras

Une étude de l’Université de São Paulo (USP), publiée ce vendredi, révèle que les personnes noires au Brésil ont 49 % plus de risques d’homicide que les personnes blanches, même à conditions sociales égales.

Cette recherche, parue dans la revue Ciência & Saúde Coletiva, a utilisé le score de propension, une méthode statistique permettant de comparer des individus aux caractéristiques similaires (âge, sexe et lieu de résidence), et d’identifier la couleur de peau comme facteur de risque indépendant de mort violente.

L’étude a comparé deux groupes de personnes et, en contrôlant des variables telles que le niveau d’éducation, le lieu de résidence et la situation matrimoniale, a cherché à isoler la couleur de peau comme seule différence entre eux. Ceci permet aux chercheurs de conclure à un lien entre la mort violente et la couleur de peau, explique Rildo Pinto, auteur de l’étude et diplômé de la Faculté de médecine de Ribeirão Preto (USP).

Selon l’étude, 42 441 homicides ont été recensés dans le pays en 2022, dont 32 540 (près de 80 %) concernaient des personnes noires ou métisses, tandis que 8 968 victimes étaient blanches.

En s’appuyant sur les concepts de zones à forte concentration de violence (zones présentant une concentration statistiquement élevée de décès violents) et de zones à faible concentration (régions affichant des taux nettement inférieurs), les chercheurs ont identifié des groupes de municipalités présentant des profils de violence similaires.

Les résultats indiquent une concentration plus élevée d’homicides dans le Nord-Est, tandis que les municipalités du Sud et du Sud-Est présentent généralement des taux plus faibles. Dans les zones classées comme zones à forte violence, neuf personnes assassinées sur dix sont noires ou métisses.

D’après les données, le profil type des victimes est celui de jeunes hommes noirs, célibataires et peu scolarisés, reflétant les inégalités raciales, sociales et territoriales qui persistent dans le pays.

Selon les auteurs de l’étude, ces résultats devraient servir de base à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces.

Réduire la violence contre les groupes les plus touchés, a souligné Pinto, n’est pas seulement une question de justice sociale, mais une mesure qui profite à l’ensemble de la population. (Source : Prensa Latina)

 

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