La ministre colombienne des Affaires étrangères, Rosa Yolanda Villavicencio Mapy, s’est entretenue par téléphone ce vendredi avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, afin de coordonner la visite du président Gustavo Petro à Washington le 3 février.
Selon le ministère colombien des Affaires étrangères, les deux parties ont qualifié la conversation de « très positive ».
Mme Villavicencio a réaffirmé à M. Rubio l’intérêt du gouvernement colombien pour la réussite de cette rencontre présidentielle et a confirmé que « le président Petro bénéficiera de toutes les garanties attendues d’une visite de chef d’État ».
Cette rencontre à la Maison Blanche s’inscrit dans le cadre d’un effort conjoint visant à rétablir les relations bilatérales après les tensions diplomatiques de 2025, période marquée par une intensification des désaccords entre Bogota et Washington.
Ces tensions se sont aggravées après l’attaque militaire américaine contre le Venezuela, au cours de laquelle le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été enlevés. Au moins 100 personnes ont été tuées, une action qui a suscité de vives critiques de la part de la Colombie.
Les thèmes centraux du sommet seront la lutte contre la criminalité transnationale organisée – notamment dans les zones frontalières –, la sécurité régionale et les opportunités économiques communes.
Les deux gouvernements ont désigné le trafic de drogue comme un « ennemi commun », et le président Petro a annoncé qu’il présenterait à Donald Trump un rapport détaillé sur les progrès réalisés par son administration dans ce domaine.
Selon des informations officielles, M. Petro a déclaré :
« Il est essentiel que M. Trump comprenne véritablement ce qui s’est passé dans la lutte que nous avons menée sous cette administration contre les stupéfiants. »
Auparavant, le ministre colombien de la Défense, Pedro Sánchez Suárez, s’était rendu à Washington, où il a rencontré de hauts responsables de l’administration Trump, notamment des membres du département de la Défense et du Congrès américain.
Lors de ces rencontres, M. Sánchez Suárez a souligné la solidité et le caractère stratégique de la relation bilatérale et a mis en avant le fait que la Colombie avait saisi plus de 2 840 tonnes de cocaïne ces dernières années.
Source : TeleSur
