Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Juan Ramón de la Fuente, a affirmé samedi que le Mexique continuerait d’envoyer de l’aide humanitaire aux pays dans le besoin, malgré les pressions exercées par les États-Unis sur Cuba.
« Nous n’acceptons pas qu’il n’y ait pas d’aide humanitaire lorsqu’un pays du monde en a besoin, et nous continuerons à la fournir », a-t-il déclaré lors de la séance plénière du parti Morena, au pouvoir, à la Chambre des députés.
Cuba dénonce le caractère « fasciste, criminel et génocidaire » de l’élite dirigeante américaine.
À cet égard, le ministre des Affaires étrangères a souligné que le Mexique « fera toujours tout son possible pour que l’aide humanitaire parvienne à destination lorsqu’elle est nécessaire », expliquant que ce mécanisme permet de « maintenir le dialogue » et d’adresser un message direct aux populations qui en ont besoin.
Le président américain Donald Trump a signé jeudi un décret, déjà entré en vigueur, l’autorisant à imposer des droits de douane sur les importations en provenance des pays qui vendent ou fournissent du pétrole à Cuba. Il a affirmé que l’île « constitue une menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale et la politique étrangère de Washington, allégations que La Havane a fermement condamnées.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a averti vendredi que la décision de son homologue américain pourrait déclencher une grave crise humanitaire car, selon elle, elle affecterait directement « les hôpitaux, l’alimentation et d’autres services essentiels pour le peuple cubain ». « Cette situation doit être évitée par le respect du droit international et le dialogue entre les parties », a répondu la présidente aux menaces de Trump. Après avoir rappelé que le Mexique est l’un des pays ayant des contrats pétroliers avec Cuba, Mme Sheinbaum a déclaré qu’elle chercherait d’autres moyens d’aider l’île.
SOURCE RT ESPAÑOL
