Stéphane Peu, président du groupe Gauche démocrate-républicaine (DDR), a exigé aujourd’hui à l’Assemblée nationale que le gouvernement prenne des mesures pour aider Cuba face à la récente escalade de l’hostilité américaine et à l’embargo pétrolier.
Lors d’une séance de questions-réponses avec le Premier ministre Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale, le député du Parti communiste français (PCF) a rappelé que le 29 janvier, le président Donald Trump avait signé un décret menaçant d’imposer des droits de douane aux pays fournissant ou vendant du pétrole à l’île, renforçant ainsi le blocus en vigueur depuis plus de soixante ans.
Il a également noté que lundi, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, avait demandé dans une lettre ouverte au président Emmanuel Macron d’activer les mesures anti-coercition et les mécanismes de l’Union européenne, notamment le règlement n° 2271 du 22 novembre 1996, afin de contrer la portée extraterritoriale de l’agression de Washington contre Cuba.
« Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous nous dire si la France réagira de la même manière (…) et quelles initiatives immédiates vous comptez prendre avec vos partenaires européens et l’ONU pour garantir l’acheminement de l’aide humanitaire à Cuba, sans que les États-Unis puissent l’empêcher unilatéralement ? » a demandé M. Peu.
Le député a jugé la position américaine contraire au droit international et au principe le plus fondamental d’humanité.
Il a également dénoncé la menace de droits de douane brandie par M. Trump contre les pays exportateurs de pétrole vers Cuba, affirmant qu’elle aurait un impact dévastateur sur la population civile et aggraverait l’instabilité dans les Caraïbes.
Le président américain a déclaré que l’île constituait une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour les États-Unis, argument sur lequel il fonde l’embargo énergétique.
Cette mesure aggravera les conséquences du blocus imposé depuis 1962, privant les Cubains des biens de première nécessité et risquant de paralyser les services essentiels, a déclaré M. Peu à l’Assemblée nationale.
Pour le député communiste, la France ne peut se contenter de déclarations de principe alors que cette nouvelle croisade s’attaque à des secteurs vitaux comme l’alimentation, la santé et l’approvisionnement en électricité, rappelant les coupures d’électricité prolongées déjà subies par la plus grande des Antilles.
