La Havane, 8 février (RHC) – Les États-Unis intensifient la pression dans le cadre d’une stratégie d’usure prolongée visant à imposer des changements internes à Cuba. Leur politique ne répond à aucun intérêt humanitaire, a affirmé aujourd’hui une source spécialisée.
Le directeur du Centre de recherche sur les politiques internationales (CIPI), José Ramón Cabañas, a déclaré que la rhétorique sur les droits de l’homme et la liberté masque un agenda financé à hauteur de millions de dollars, destiné à déstabiliser l’ordre constitutionnel de l’archipel.
Washington ne recherche pas une relation de respect mutuel, mais entend plutôt imposer des conditions, comme il l’a historiquement fait avec d’autres pays. À l’inverse, la réponse de Cuba n’est pas la capitulation, mais repose sur l’organisation, la mobilisation et la défense des principes, la souveraineté nationale étant au cœur de sa démarche, a déclaré l’analyste à l’Agence de presse cubaine.
Le directeur du CIPI a décrit une nouvelle forme de guerre, caractérisée par la priorité accordée à l’influence à distance via des pressions économiques, une rhétorique politique délégitimante et la manipulation médiatique.
Il a également affirmé que les projets présentés comme indépendants des plateformes étrangères ne sont pas spontanés, car ils visent à créer le chaos et à justifier des mesures plus agressives.
Cabañas a rappelé que La Havane et Washington ont signé 22 mémorandums d’entente dans des domaines tels que la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et la prévention de la fraude à l’immigration.
Le principal soutien apporté aux garde-côtes américains dans les Caraïbes est coordonné avec Cuba, notamment en matière d’immigration clandestine ; de fait, les autorités cubaines ont porté assistance à des navires dans le détroit de Floride pour des raisons humanitaires, a affirmé l’expert.
Spécialiste reconnu des relations cubano-américaines, Cabañas a indiqué que les échanges humains entre les deux pays ont atteint leur niveau le plus élevé durant le premier mandat de Donald Trump, et non sous l’administration de Barack Obama.
Par ailleurs, environ 60 % de la population américaine est favorable à la normalisation des relations diplomatiques et commerciales bilatérales, a-t-il noté.
Dans une déclaration à la presse dans la province cubaine de Villa Clara, le diplomate a également affirmé que Cuba maintiendrait sa coopération en matière de sécurité, de migration et de lutte contre la criminalité, et a souligné que le pays privilégierait la défense de sa souveraineté face aux pressions économiques et à la confrontation politique.
Il a observé que les relations bilatérales exigeaient le respect et l’application des accords techniques existants.
SOURCE : PRENSA LATINA
