Accueil TousOpinionsUne proclamation qui remplit la région de fierté appelle à l’abandon du recours à la force.

Une proclamation qui remplit la région de fierté appelle à l’abandon du recours à la force.

par Reynaldo Henquen
zona de paz

Le dirigeant cubain Raúl Castro est un fervent défenseur de l’unité dans la diversité en Amérique latine et dans les Caraïbes, y voyant un moyen de résoudre pacifiquement les problèmes et les difficultés qui affectent la région.

Le général, que le département de la Justice américain a accusé à tort d’avoir abattu les avions de l’opération « Frères au secours » en 1996, a lu à La Havane, en 2014, une proclamation déclarant l’Amérique latine et les Caraïbes zone de paix.

Cette lecture a eu lieu lors du deuxième sommet de la CELAC (Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes), qui s’est tenu avec succès dans la capitale de l’archipel, à l’issue d’un processus d’organisation complexe mené par Raúl Castro.

La proclamation prône le règlement des différends entre les nations conformément au droit international.

Ailleurs dans le document, il exhortait à bannir définitivement le recours à la force et la menace de celle-ci dans la région, ainsi qu’à respecter scrupuleusement le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de tout État.

Les Latino-Américains et les Caribéens s’efforcent de défendre cet acquis, mais l’administration Trump refuse de préserver l’harmonie et n’exclut pas le recours à la force contre Cuba.

Par ailleurs, l’inculpation du dirigeant qui, aux côtés de Fidel Castro, a mené l’insurrection antidictatoriale dans la plus grande des Antilles, n’est pas un acte de justice.

Il s’agit d’une manœuvre visant à étoffer le dossier d’arguments élaborés pour justifier une potentielle escalade militaire contre la patrie de José Martí.

Aujourd’hui, il incombe aux peuples de protéger et de défendre la proclamation d’une Zone de Paix, annoncée au monde par Raúl Castro, alors que le climat de conflit armé se tend de plus en plus dans les Caraïbes, suite au précédent désastreux de l’agression contre le Venezuela.

Le gouvernement des États-Unis, par l’intermédiaire du ministère de la Justice, prend une mesure infondée, exhumant grossièrement un incident vieux de 30 ans, lorsque des avions de l’organisation Brothers to the Rescue ont violé l’espace aérien cubain, et tentant de saper l’exemple d’un dirigeant qui a résisté à des décennies d’agression.

Comme en témoigne un important rassemblement public à La Havane, les Cubains rejettent les accusations portées contre le leader de la Révolution, un homme de paix, appelé, comme l’ont déclaré plusieurs participants, par la dignité du pays.

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