Le Front large (FA) de la République dominicaine a rejeté vendredi la décision du gouvernement américain d’inscrire unilatéralement le président cubain Miguel Díaz-Canel sur une liste visant à accroître la pression sur Cuba.
L’organisation politique a qualifié cette mesure, qui inclut des membres de la famille du président et diverses institutions cubaines, de nouvelle agression contre la souveraineté du peuple cubain et d’une nouvelle manifestation de la politique de blocus, de harcèlement et d’ingérence que Washington mène contre le pays depuis plus de soixante ans.
La présidente du FA, María Teresa Cabrera, a déclaré à Prensa Latina que cette décision est dépourvue de toute légitimité juridique et morale et constitue une violation du principe d’autodétermination des peuples inscrit dans la Charte des Nations Unies et le droit international.
« Il est inacceptable qu’une puissance étrangère prétende être juge et partie et impose des sanctions unilatérales à des autorités légitimement constituées.
Ces actions ne visent pas à défendre la démocratie ni les droits humains ; elles s’inscrivent dans une stratégie de pression politique destinée à museler la volonté souveraine du peuple cubain », indique le communiqué.
Le Front large (FA) a rappelé que la communauté internationale a maintes fois rejeté le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis, une politique qui a gravement nui au développement économique et social de l’île et qui est condamnée depuis des décennies par l’Assemblée générale des Nations Unies.
L’organisation a affirmé que l’inscription du président Díaz-Canel sur cette liste constitue une escalade de l’agression contre Cuba et s’inscrit dans un contexte de mesures coercitives accrues promues par l’administration américaine.
Par ailleurs, elle a exprimé sa solidarité avec le peuple cubain, son gouvernement et ses institutions, soulignant la résilience dont ils ont fait preuve face aux pressions extérieures.
« Le peuple cubain a démontré tout au long de son histoire une capacité extraordinaire à défendre son indépendance, sa souveraineté et son droit à forger librement son propre destin. Aucune menace ni sanction ne saurait briser cette volonté », a déclaré l’organisation.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a dénoncé comme odieuse l’inscription du président Miguel Díaz-Canel, des membres de sa famille et de plusieurs institutions, organisations et entreprises cubaines sur une « liste illégitime ». (Source : Prensa Latina)
