L’Union des journalistes de Cuba (UPEC) a qualifié les attaques américaines contre le Venezuela, menées aux premières heures de samedi, de « soif de pétrole impériale ».
« L’Amérique latine, les Caraïbes et le monde entier constatent aujourd’hui, au prix fort, la justesse des dénonciations formulées par divers gouvernements et peuples concernant la voracité du Nord, aujourd’hui plus turbulente et brutale qu’à l’époque de Martí », indique un communiqué de l’organisation.
« Les États-Unis n’ont pas seulement attaqué directement des zones de Caracas, Miranda, Aragua et La Guaira, mais, profitant de leur statut d’État voyou international, ont enlevé le président légitime, Nicolás Maduro, et son épouse, Cilia Flores, qui rejoignent désormais la liste interminable des personnes disparues sous l’égide impériale », a déclaré l’UPEC.
Ils ont également déclaré que ces actes criminels devaient mettre un terme au rêve de longue date des Nations Unies (ONU) et de ses représentants, eux-mêmes victimes du mépris constant du Pentagone.
« Le voile plurinational d’une Zone de Paix que l’Amérique latine et les Caraïbes tentent de tisser par-dessus la diversité et les dissensions a été déchiré. Mais le meilleur argument en faveur d’une condamnation unie aujourd’hui est peut-être la prise de conscience que le coup est venu de l’extérieur, de « l’Autre Amérique », comme dirait Martí, et non de la nôtre », souligne le texte.
« Donald Trump, qui a honteusement rebaptisé son ministère de la Défense en ministère de la Guerre, tente maintenant, d’un trait de plume, de changer le nom de notre région », affirme l’UPEC.
« Cet acte démontre que, bel et bien, le président américain mérite le prix Nobel de… la guerre. » Quoi qu’il en soit, le prix a été décerné à l’une de ses admiratrices : María Corina Machado, qui, à l’heure où nous lisons, doit se réjouir avec l’étrange zèle des nouveaux « pacifistes », de la traîtrise et de la nouvelle blessure infligée à plusieurs de ses compatriotes. « Sans doute, un peu de sang fraternel éclabousse la dernière décision d’Oslo », ajoute le communiqué.
L’UPEC a condamné l’agression contre un pays indépendant et l’enlèvement de son président constitutionnel, appelant les peuples et les gouvernements du monde à la répudier sans hésitation, tout en affirmant que « la première à se désolidariser de cet acte est la société américaine, premier théâtre des jeux dictatoriaux de son président ».
Cuba et ses journalistes se tiendront aux côtés de Nicolás Maduro et du peuple bolivarien. « La soif de pétrole d’un empire ne saurait l’emporter sur l’aspiration à la paix d’un peuple et d’une région ! L’Amérique latine et les Caraïbes ne veulent être la cour arrière de personne, mais leur propre jardin ! » conclut le communiqué. (Source : Prensa Latina)
