par Reynaldo Henquen
Trump y ICE

Le discours de Trump sur la politique d’immigration s’effondre

Le discours de l’administration Trump, selon lequel sa politique d’immigration expulserait les « pires criminels » des États-Unis, s’effondre aujourd’hui à la lumière de chiffres officiels récents.

Moins de 14 % des près de 400 000 immigrants interpellés par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) durant la première année du retour de Trump à la Maison-Blanche avaient été inculpés ou condamnés pour des crimes violents, d’après un document du Département de la Sécurité intérieure (DHS).

Environ 40 % des arrestations effectuées par l’ICE durant cette période concernaient des individus sans casier judiciaire. Ces chiffres représentent le pourcentage des 392 619 arrestations totales réalisées entre le 21 janvier 2025 et le 31 janvier 2026.

Par ailleurs, près de 60 % des personnes arrêtées durant cette même période avaient été inculpées ou condamnées, souligne le document, mais parmi elles, la majorité des inculpations ou condamnations ne concernaient pas des crimes violents.

Trump et ses conseillers affirment souvent que les services d’immigration ciblent les meurtriers, les violeurs et les membres de gangs ; pourtant, des données internes indiquent que moins de 2 % des personnes arrêtées par l’ICE durant la période concernée avaient été inculpées ou condamnées pour homicide ou agression sexuelle.

Si le programme d’expulsion de Trump a bénéficié d’un fort soutien lors de la campagne présidentielle de 2024 et a même constitué un enjeu majeur de son retour à la Maison-Blanche, l’opposition publique à ses mesures répressives s’est considérablement accrue.

Les manifestations contre les tactiques employées par les agents d’immigration dans tout le pays, notamment dans des villes comme Minneapolis, ont suscité une vive inquiétude et une grande colère.

Le mois dernier, un sondage CBS News a révélé que le soutien du public aux efforts de Trump en matière d’expulsion avait chuté de 59 % au début de son second mandat à 46 %.

Un peu plus de 60 % des personnes interrogées ont déclaré que les agents d’immigration étaient « trop durs ».

Trump a reconnu que sa politique d’immigration exigeait une approche plus souple, mais les témoignages de répression par les agents fédéraux de l’immigration persistent.

Une vidéo diffusée par les médias locaux montre des agents fédéraux plaquant violemment une femme au sol avant de l’asperger de gaz poivré.

La victime, identifiée comme une militante des droits des immigrés, manifestait devant un bâtiment gouvernemental en Californie. (Source : Prensa Latina)

 

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