Santiago, Chili, 3 janvier (RHC) – Le président chilien Gabriel Boric a réitéré aujourd’hui sa ferme condamnation des actions militaires des États-Unis au Venezuela et, en particulier, de l’annonce par un État étranger de son intention d’exercer un contrôle sur ce territoire.
« Aujourd’hui c’est le Venezuela, demain ce pourrait être n’importe quel autre pays », a déclaré le président depuis le palais de La Moneda, où il a averti que cela crée un précédent extrêmement dangereux pour la stabilité régionale et mondiale.
M. Boric a réaffirmé que le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États constitue une ligne rouge à ne franchir en aucun cas et un pilier essentiel du droit international.
« La souveraineté n’est pas une formalité. C’est la garantie essentielle qui protège les pays des forces extérieures, de l’arbitraire et de la loi du plus fort », a-t-il déclaré.
Pour le président chilien, la menace d’un contrôle extérieur unilatéral de ses ressources naturelles ou stratégiques constitue une grave violation du principe d’intégrité territoriale et met en péril la sécurité, la souveraineté et la stabilité de tous les États de la région. « S’ils peuvent le faire là-bas, pourquoi ne le feraient-ils pas ailleurs à l’avenir ? », a-t-il demandé.
Ce qui s’est passé au Venezuela s’inscrit dans un contexte géopolitique alarmant, où la force remplace de plus en plus les règles comme mécanisme de résolution des conflits internationaux.
Normaliser cette logique érode le système multilatéral, affaiblit la démocratie à l’échelle mondiale et expose tous les pays, en particulier les moins puissants, à des décisions unilatérales imposées par la force militaire, a averti Boric.
Le Chili a lancé un appel urgent à l’ONU afin qu’elle joue un rôle actif et immédiat, en utilisant tous les mécanismes disponibles pour prévenir une escalade militaire, protéger les civils et rétablir un cadre pour une solution politique et pacifique, conformément à la Charte des Nations Unies. Le président a indiqué être en coordination avec différents gouvernements.
Par ailleurs, le gouvernement a mis en place une surveillance continue de ses frontières en prévision d’un éventuel afflux de migrants vénézuéliens et renforcera tous les protocoles d’assistance consulaire, en accordant une attention particulière aux Chiliens présents dans ce pays.
Le Chili agira comme il l’a toujours fait, avec responsabilité, cohérence et fermeté, en respectant ses principes fondamentaux : la non-violence, la souveraineté des États, l’interdiction du recours à la force, le règlement pacifique des différends et la pleine application du droit international.
SOURCE : PRENSA LATINA
