La Havane, 3 janvier (RHC) – Le Gouvernement révolutionnaire condamne avec la plus grande fermeté l’agression militaire américaine contre le Venezuela et réaffirme le soutien et la solidarité de Cuba avec la République bolivarienne, a déclaré aujourd’hui le ministère des Affaires étrangères (Minrex).
Un communiqué du Minrex indique que le pays soutient l’allocution de la vice-présidente exécutive Delcy Rodríguez et appuie la demande faite au gouvernement américain de fournir une preuve de vie du président constitutionnel, Nicolás Maduro, et de son épouse, Cilia Flores.
Le communiqué du ministère des Affaires étrangères réaffirme son soutien à la détermination du gouvernement bolivarien et chaviste et de son peuple à rejeter cette agression et à défendre leur indépendance et leur souveraineté. Cette lâche agression américaine constitue un acte criminel, en violation du droit international et de la Charte des Nations Unies.
Le ministère cubain des Affaires étrangères (Minrex) souligne que Cuba intensifie dangereusement sa campagne militaire, menée depuis des années par les États-Unis contre cette nation sœur, et ce depuis septembre 2025, notamment par le déploiement agressif de forces navales dans la mer des Caraïbes, sous de faux prétextes et des accusations infondées et dénuées de toute preuve.
Le communiqué exige avec force la libération immédiate par les autorités américaines du président Nicolás Maduro Moros et de la vice-présidente Cilia Flores.
Il affirme qu’il s’agit d’une agression impérialiste et fasciste flagrante, visant à la domination et à la restauration des ambitions hégémoniques américaines sur l’Amérique latine, fondées sur la doctrine Monroe, dans le but d’obtenir un accès illimité aux ressources naturelles du Venezuela et de la région, ainsi qu’un contrôle total sur celles-ci.
Le document met également en garde contre une tentative d’intimidation et d’assujettissement des gouvernements d’Amérique latine et des Caraïbes.
Les conséquences de cet acte irresponsable restent à déterminer. Le gouvernement des États-Unis, le président Donald Trump et son secrétaire d’État, Marco Rubio, ainsi que les éléments agressifs et hostiles en Amérique latine et dans les Caraïbes, sont responsables des morts et des dommages humains et matériels déjà causés, et de ceux qui pourraient résulter de cette agression.
Le communiqué rappelle que les gouvernements de la région, représentant leurs peuples, ont signé à l’unanimité la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix en janvier 2014 à La Havane, une aspiration aujourd’hui bafouée par les États-Unis.
De même, il exhorte la communauté internationale à empêcher qu’une telle agression, d’une telle nature et d’une telle gravité, contre un État membre de l’ONU reste impunie, notamment l’enlèvement, par une opération militaire, du président légitime et en exercice d’un pays souverain sans que personne n’en subisse les conséquences.
Le Venezuela est un pays pacifique qui n’a attaqué ni les États-Unis ni aucune autre nation.
Pour cette nation sœur et son peuple, nous sommes prêts, comme pour Cuba, à verser notre propre sang, affirme le ministère des Affaires étrangères.
Le Gouvernement révolutionnaire appelle tous les gouvernements, parlements, mouvements sociaux et peuples du monde à condamner l’agression militaire des États-Unis contre le Venezuela et à s’opposer à cet acte de terrorisme d’État qui menace la paix et la sécurité internationales et vise à imposer une nouvelle doctrine de domination impérialiste américaine au monde, et en particulier à l’Amérique latine et aux Caraïbes.
Toutes les nations de la région doivent être en état d’alerte, car la menace plane sur elles. À Cuba, notre détermination à combattre est ferme et inébranlable. Le choix est clair : la patrie ou la mort, conclut le communiqué.
SOURCE : PRENSA LATINA
