New Delhi, 10 février (RHC) – Cuba a dénoncé la mesure illégale prise par les États-Unis pour empêcher l’approvisionnement en pétrole du peuple cubain lors de la première réunion des Sherpas des BRICS, qui se poursuit aujourd’hui à New Delhi.
Lors de cette réunion, qui a débuté hier à New Delhi, l’ambassadeur cubain, Juan Carlos Marsán, a qualifié cette nouvelle initiative de l’administration américaine de criminelle et d’avidité pour les Cubains.
S’adressant aux représentants des pays participant au blocus intergouvernemental, le diplomate a appelé la communauté internationale à condamner la mesure unilatérale de Washington, qui menace d’imposer des droits de douane aux pays commerçant du pétrole avec l’île.
En raison de cette décision, les États-Unis entravent le développement économique de Cuba à un degré sans précédent et placent le pays dans une situation que les experts comparent au génocide de Gaza.
Par ailleurs, lors de la réunion, le secrétaire indien aux Relations économiques et sherpa des BRICS, Sudhakar Dalela, a souligné les grandes priorités de la présidence indienne, fondées sur une approche centrée sur l’humain et plaçant ce dernier au premier plan, selon des sources diplomatiques.
Les détails des discussions tenues lors de cette réunion, la première du genre organisée par New Delhi, sont encore attendus.
En janvier dernier, l’Inde a dévoilé le site web et le logo de sa présidence des BRICS pour l’année en cours, marqués par une dimension humaniste et placés sous le thème « Renforcer la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité ».
À cette occasion, le ministre des Affaires étrangères, Subrahmanyan Jaishankar, a déclaré que son pays privilégiait la coopération pour relever les défis communs de manière équilibrée et inclusive.
Cela impliquait de favoriser le dialogue, la coopération et la recherche de solutions concrètes, en tenant compte des priorités nationales et en répondant à des problématiques complexes telles que les incertitudes géopolitiques, les perspectives économiques, les risques climatiques, les mutations technologiques et les écarts de développement.
Le ministre des Affaires étrangères a souligné que l’Inde s’appuiera sur les objectifs de renforcement de la résilience pour consolider ses capacités dans des domaines tels que l’agriculture, la santé, la réduction des risques de catastrophe, l’énergie et les chaînes d’approvisionnement, permettant ainsi à ses membres de faire face aux crises mondiales.
Il s’agit également de promouvoir l’innovation en déployant des technologies nouvelles et émergentes pour relever les défis socio-économiques, notamment ceux auxquels sont confrontés les pays en développement, grâce à la coopération avec les jeunes entreprises et les PME.
En outre, il s’agit de favoriser la coopération et la durabilité en promouvant l’action climatique, les énergies propres et les modèles de développement durable.
Les BRICS regroupent 11 grands marchés émergents et pays en développement : l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Chine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, la Russie et le Brésil.
Ils constituent une plateforme précieuse de consultation et de coopération sur les enjeux contemporains d’importance mondiale et régionale, ainsi que sur les questions de gouvernance politique et économique à l’échelle internationale.
Le Bélarus, la Bolivie, le Kazakhstan, Cuba, la Malaisie, le Nigéria, la Thaïlande, l’Ouganda, l’Ouzbékistan et le Vietnam ont rejoint les BRICS en tant que pays partenaires en 2025.
SOURCE : PRENSA LATINA
