Cuba a condamné l’agression militaire américaine contre le Venezuela et a exigé la libération immédiate du président Nicolás Maduro, exprimant son « soutien et sa solidarité absolus » avec le pays sud-américain, a rapporté dimanche la chaîne de télévision zimbabwéenne ZBC.
La principale chaîne de télévision a diffusé la déclaration du Gouvernement révolutionnaire, qui a fermement condamné la violation criminelle du droit international et de la Charte des Nations Unies.
ZBC a souligné le soutien de La Havane à la vice-présidente exécutive vénézuélienne Delcy Rodríguez et sa demande inflexible de la libération immédiate du président et de la vice-présidente Cilia Flores par les autorités américaines.
La déclaration décrit l’escalade de la campagne militaire que les États-Unis mènent depuis des années contre le Venezuela, intensifiée depuis septembre par le déploiement naval agressif dans la mer des Caraïbes sous de faux prétextes et des accusations infondées.
Le Gouvernement révolutionnaire – a-t-il indiqué – a accusé Washington de chercher à contrôler les ressources naturelles du Venezuela dans le cadre d’une « agression impérialiste et fasciste flagrante visant à la domination, destinée à raviver les ambitions hégémoniques des États-Unis sur notre Amérique, enracinées dans la doctrine Monroe ».
Cuba a également estimé que les objectifs incluaient l’accès sans restriction aux ressources naturelles du Venezuela et l’intimidation des gouvernements d’Amérique latine et des Caraïbes.
La ZBC a diffusé la déclaration selon laquelle le président Donald Trump et son secrétaire d’État sont pleinement responsables des morts, ainsi que des dommages humains et matériels causés et de ceux qui pourraient résulter de cette attaque.
Ces actions sapent les engagements de paix régionaux, rappelant qu’en janvier 2014, les gouvernements d’Amérique latine et des Caraïbes ont signé à l’unanimité la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix.
Selon Cuba, la communauté internationale ne peut laisser impunie une agression de cette nature et de cette gravité contre un État membre de l’ONU, ni l’enlèvement du président légitime en exercice d’un pays souverain.
Dans le même temps, la ZBC a mis en avant l’appel lancé par Cuba aux gouvernements, aux parlements, aux mouvements sociaux et aux peuples du monde entier afin qu’ils condamnent ce qu’elle a qualifié d’« acte de terrorisme d’État qui menace la paix et la sécurité internationales ».
Cuba, concluait la publication, a affirmé que sa détermination demeure ferme et inébranlable : elle est une et unique : Patrie ou Mort.
