Des manifestants exigent la libération du président vénézuélien et dénoncent la procédure judiciaire prévue le lundi 5 janvier, la qualifiant de prétexte à une agression militaire visant à s’emparer des ressources naturelles du Venezuela.
Ces manifestations font suite à celles qui se sont déroulées le week-end dernier devant le centre de détention métropolitain de Brooklyn, à New York, où Maduro et son épouse étaient détenus à l’isolement. Photo : EFE.
Dans les heures précédant la comparution forcée du président constitutionnel du Venezuela, Nicolás Maduro Moros, devant le tribunal fédéral du district sud de New York – une procédure jugée contraire au droit international –, la clameur en faveur de sa libération s’est intensifiée avec des manifestations massives aux abords du palais de justice, l’un des plus importants du système judiciaire américain.
Les manifestations, empreintes d’indignation, dénoncent ce que les experts qualifient de plus grave violation du droit international du XXIe siècle. Elles affirment que le président a été illégalement enlevé à Caracas, la capitale vénézuélienne, aux premières heures du samedi 3 janvier, en même temps que son épouse, la Première dame Cilia Flores.
Les manifestants exigent la libération immédiate du président vénézuélien et dénoncent la procédure judiciaire comme un prétexte à une agression militaire visant à s’emparer des ressources naturelles du pays.
Ces manifestations se déroulent en plusieurs endroits de la ville et font suite à celles qui ont eu lieu le week-end dernier devant le centre de détention métropolitain de Brooklyn, à New York, où Maduro et son épouse étaient détenus à l’isolement.
Parmi les slogans scandés : « L’Amérique latine ne vous appartient pas ! » Criant « Plus de coups d’État ! », les manifestants ont dénoncé l’administration Trump pour avoir commis un acte criminel en envahissant un État souverain afin de capturer son chef d’État.
Pour les mouvements sociaux, il ne s’agit pas d’une opération légale légitime, mais d’une stratégie de pillage qui viole la souveraineté des nations et cherche à imposer la force à la diplomatie, en utilisant le prétexte du trafic de drogue pour dissimuler des intérêts énergétiques stratégiques.
Du point de vue du droit international, la gravité de l’enlèvement du président Maduro réside dans le fait que les États-Unis et le Venezuela sont tous deux membres des Nations Unies et liés par sa Charte.
L’action unilatérale de Washington viole les articles 1 et 2, ainsi que le Chapitre VII de la Charte, qui interdisent le recours à la force ou la menace de son utilisation. En attaquant le Venezuela et en enlevant son chef d’État, les États-Unis ont violé la résolution 3314, qui définit l’agression comme l’emploi de la force armée contre la souveraineté d’un autre État, et la résolution 2625, qui impose le maintien de relations pacifiques.
Il ne s’agit pas d’une violation de principes généraux abstraits, mais bien de normes existantes que l’administration Trump a délibérément choisi d’ignorer. Juridiquement, l’enlèvement d’un président en exercice constitue un crime de guerre qui viole toutes les normes d’immunité souveraine, un précédent que des experts comme William Schabas estiment devoir être jugé par la Cour pénale internationale.
La capture de Maduro ravive les pages les plus sombres de la politique étrangère de Washington, telles que l’invasion du Panama en 1989 pour capturer Manuel Noriega ou l’agression contre l’Irak en 2003, confirmant une fois de plus la tendance des administrations républicaines à agir en dehors du cadre du droit international.
Au Venezuela, la situation a pris une tournure inattendue pour les plans de Washington, l’État bolivarien demeurant protégé par la Constitution de 1999.
La Chambre constitutionnelle du Tribunal suprême de justice (TSJ) a statué samedi que la vice-présidente exécutive Delcy Rodríguez assumait et exerce tous les pouvoirs et devoirs du président de la République.
Cette décision vise à assurer la continuité administrative du pays et la défense intégrale de la nation vénézuélienne, garantissant ainsi que le fonctionnement de l’État ne soit pas interrompu suite à l’opération illégale menée par les forces américaines, agissant sur ordre du président Donald Trump.
La réponse institutionnelle démontre que le gouvernement bolivarien n’a pas été renversé et que l’enlèvement du dirigeant vénézuélien et de son épouse renforce, au contraire, la cohésion interne et la résistance populaire face aux agissements des États-Unis.
Depuis le 3 janvier, le peuple vénézuélien se mobilise en masse dans les rues, sur les places et les avenues des différents États du pays. Ces manifestations populaires ont pour objectif de dénoncer les actions unilatérales de Washington et d’exiger le retour de Nicolás Maduro et de son épouse.
L’indignation populaire s’est intensifiée à la lumière des conséquences de l’opération militaire américaine, qui a entraîné la mort de civils et de militaires vénézuéliens. Face à ce scénario de violence, les manifestants exigent également une déclaration ferme et une réponse immédiate des organisations internationales afin de garantir le respect de la vie et la souveraineté du Venezuela sur son autodétermination.
Auteur : teleSUR-ig – RR
Source : Agences
