Perspectives sombres

Édité par Reynaldo Henquen
2020-06-26 09:14:54

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Par: Guillermo Alvarado

Le Fonds Monétaire International (FMI) a publié hier son rapport intitulé Perspectives de l’Économie Mondiale qui brosse un panorama sombre à l’échelle globale à cause de la pandémie de Covid-19 qui est en train de provoquer une récession profonde dans des pays riches et pauvres. « Selon les projections, le PIB mondial devrait se contracter de 4,9 % en 2020, c’est-à-dire de 1,9 points de pourcentage de plus que ce qui était prévu dans les Perspectives de l’économie mondiale (PEM) d’avril 2020. La pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif plus important que prévu sur l’activité au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive que ce à quoi on s’attendait » souligne le rapport du FMI.

 

Selon l’économiste en chef du FMI, Gita Gopinath, cela représente en termes réels une perte mondiale de 12 billions de dollars entre 2020 et 2021 ce qui n’a pas de précédents dans l’histoire et qui augure un redressement lent et compliqué.

Dans les principales puissances économiques, frappées avec force par la maladie, les reculs seront significatifs comme cela sera le cas aux États-Unis avec une baisse de 8% ; en l’Allemagne, avec 7,8% ; en France avec 12,5% et au Royaume Uni qui connaîtra une chute de 10,2%.

Le rapport du FMI porte un rude coup aux aspirations du président nord-américain Donald Trump de garder le fauteuil présidentiel et qui semble parier pour un redressement rapide et presque miraculeux avant novembre ce qui est une chimère.

Pour l’Amérique Latine et les Caraïbes où la courbe de contagions ne cesse de monter, le panorama est dévastateur car l’on prévoit une baisse du PIB global de 9,4% presque le double des estimations mondiales.

L’on espère que les détails pour la région seront donnés aujourd’hui mais on attire déjà l’attention sur le fait que les économies les plus touchées seront celles du Brésil, du Mexique et de l’Argentine, précisément les plus puissantes de la région.

 

Il y a un problème grave et c’est l’augmentation de la dette publique car beaucoup de pays avec des ressources très limitées pour faire face à eux seuls à la pandémie, ont eu recours à des crédits dans des conditions onéreuses pour pallier la crise.

À cela s’ajoute la perte massive d’emplois, qui peut balayer les progrès faits depuis 1990 dans la lutte contre la pauvreté.

Beaucoup d’entreprises ont déjà fermé leurs activités à cause de la paralysie de l’économie et d’autres marchent inexorablement vers la faillite, une conséquence des mesures adoptées pour couper la chaîne de contagions.

Bien que plusieurs experts assurent que l’année prochaine il y aura un signe de redressement de l’économie, la vérité est qu’il est aventureux de faire ce pronostic au moment où l’on ignore encore quel sera l’ampleur totale des dégâts causés dans la région par la pandémie. 

Ce qui est sûr c’est qu’une seconde vague de contagions sera beaucoup plus chère en termes humains et économiques, raison pour laquelle l’on a besoin d’efforts concertés pour éviter ce sombre panorama.

 



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