Accueil La réaction de Fidel à l’époque résonne encore aujourd’hui.

La réaction de Fidel à l’époque résonne encore aujourd’hui.

par Reynaldo Henquen

Sa réponse aux menaces du gouvernement américain fut alors ferme, et face aux provocations actuelles, ses paroles restent d’une actualité brûlante.

Fidel Castro à Radio Rebelde, près de l’entrée de la station au poste de commandement de La Plata, dans la Sierra Maestra. Photo : Office of Historical Affairs.

Fin octobre 1958, Radio Rebelde diffusa une déclaration du commandant en chef Fidel Castro Ruz, dans laquelle il dénonçait les manœuvres du dictateur Fulgencio Batista. Ce dernier, de connivence avec l’ambassadeur américain à Cuba et avec le soutien du Département d’État, accusait l’armée rebelle d’avoir orchestré un affrontement contre le gouvernement américain.

La première tentative eut lieu début juillet, lorsque l’état-major de l’armée de Batista ordonna à ses troupes d’abandonner la garde de l’aqueduc de Yateritas, qui alimentait la base navale de Guantánamo. Ils demandèrent alors que des Marines américains les remplacent, dans le but de provoquer un affrontement armé entre les Marines américains et les rebelles cubains sur notre territoire.

Le gouvernement retira ensuite la garnison militaire stationnée à l’usine de nickel de Nicaro sans être attaqué et, comme prévu, le site fut occupé par le commandement rebelle. On apprit plus tard que les soldats de Batista allaient débarquer à cet endroit, ce qui entraînerait inévitablement un affrontement entre les soldats gouvernementaux et les rebelles, avec le risque sérieux de mettre en danger la sécurité des employés américains.

Selon le rapport de Fidel, lu par Radio Rebelde, le 25 octobre 1958, un autre incident imprévu se produisit lorsque deux citoyens américains et sept employés cubains de Texaco, voyageant en véhicule, furent arrêtés par une patrouille rebelle qui avait préparé une embuscade pour les soldats de la dictature qui avançaient. Ils furent relâchés par la suite.

Ces incidents ont été immédiatement exploités par le Département d’État américain pour proférer une menace contre l’intégrité de notre territoire et la souveraineté de notre peuple.

Ces provocations ont été dénoncées depuis la Sierra Maestra il y a de nombreuses années, et leurs objectifs sont fondamentalement similaires à ceux que les États-Unis mettent aujourd’hui en œuvre pour tenter de déstabiliser le pays. Ces provocations ont été condamnées avec la plus grande fermeté dans la dernière Déclaration du Gouvernement Révolutionnaire, en réponse à la nouvelle escalade visant à imposer un blocus total des approvisionnements en carburant de l’île.

Notre peuple, qui a héroïquement résisté et continue de résister depuis plus de 60 ans à un blocus génocidaire imposé par le gouvernement américain – un blocus qui s’est intensifié avec l’approbation de plus de 270 mesures contre Cuba durant le premier mandat du président Trump – répondra sans hésitation à toute tentative de déstabilisation de la Patrie.

La réponse de Fidel à l’époque aux menaces du gouvernement américain fut ferme, et face aux provocations actuelles, ses paroles restent d’une actualité brûlante :

« Il est important de rappeler que Cuba est un pays libre et souverain. Nous souhaitons maintenir d’excellentes relations d’amitié avec les États-Unis. Nous ne voulons pas qu’un conflit éclate entre Cuba et les États-Unis qui ne puisse être résolu par la raison et le respect des droits des nations…

« Il existe des devoirs envers la patrie qu’on ne saurait négliger, quel qu’en soit le prix. Un pays aussi grand et puissant que les États-Unis ne se sent pas honoré par les propos et les menaces contenus dans vos récentes déclarations. Les menaces peuvent avoir un effet sur les lâches et les soumis, mais elles n’auront jamais d’effet sur ceux qui sont prêts à mourir pour défendre leur peuple.»

SOURCE GRANMA

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