L’ancien président mexicain Andrés Manuel López Obrador a condamné samedi « l’atteinte arrogante à la souveraineté du peuple vénézuélien » par les États-Unis et l’enlèvement de son président, Nicolás Maduro.
« Je suis retraité de la vie politique, mais mes convictions libertariennes m’empêchent de rester silencieux face à cette atteinte arrogante à la souveraineté du peuple vénézuélien et à l’enlèvement de son président », a déclaré celui qui a dirigé le Mexique de 2018 à 2024.
Dans un message publié sur son compte Twitter, l’ancien président a affirmé que « ni Bolívar ni Lincoln n’auraient accepté que le gouvernement des États-Unis agisse comme une tyrannie mondiale ».
Dans un message adressé au président américain Donald Trump, López Obrador l’a exhorté à ne pas se laisser aller à la complaisance ni à céder aux sirènes de la politique étrangère.
« Dites aux faucons d’aller se faire voir ; vous êtes capable d’agir avec discernement. N’oubliez pas que la victoire éphémère d’aujourd’hui peut se transformer en défaite retentissante demain. La politique n’est pas une question d’imposition », a déclaré le fondateur du parti au pouvoir, Morena.
Il lui a également rappelé la phrase prononcée par Benito Juárez, Héros des Amériques, au XIXe siècle : « Le respect des droits d’autrui, c’est la paix. »
« Je suis Mexicain, et j’en suis très fier, mais aussi Latino-Américain. Je soutiens inconditionnellement ma présidente, Claudia Sheinbaum », a affirmé López Obrador.
Ce matin, Mme Sheinbaum a partagé la déclaration du ministère des Affaires étrangères, dans laquelle son gouvernement condamnait fermement les actions militaires menées par les forces armées américaines contre des cibles situées sur le territoire vénézuélien.
Le ministère des Affaires étrangères a qualifié cette action de « violation flagrante de l’article 2 de la Charte des Nations Unies ».
Il a réaffirmé que le dialogue et la négociation sont les seuls moyens légitimes et efficaces de résoudre les différends et a réitéré sa volonté de soutenir tout effort visant à faciliter le dialogue, à jouer un rôle de médiateur ou à apporter un accompagnement contribuant à préserver la paix régionale et à prévenir toute confrontation.
Samedi, les États-Unis ont lancé des attaques contre plusieurs sites au Venezuela lors d’une opération au cours de laquelle ils ont enlevé Maduro et l’ont emmené sur le territoire américain pour le juger devant leurs tribunaux pour des accusations de narcoterrorisme.
Lors d’une conférence de presse, Trump a clairement exposé les intérêts américains dans le pétrole vénézuélien et les menaces proférées contre les pays qui ne suivent pas la voie approuvée par la Maison Blanche. (Source : Prensa Latina)
