Trump a multiplié les menaces contre le Mexique ces derniers jours.
« L’intervention n’a jamais apporté la démocratie » : Sheinbaum critique l’agression américaine contre le Venezuela
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a critiqué lundi l’agression militaire américaine, survenue samedi dernier lors de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores.
« Le Mexique réaffirme un principe qui n’est pas nouveau et qui ne souffre d’aucune ambiguïté : nous rejetons catégoriquement toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays », a déclaré la présidente lors d’une conférence de presse.
« L’histoire de l’Amérique latine est claire et convaincante. L’intervention n’a jamais apporté la démocratie, ni le bien-être, ni une instabilité durable. Seuls les peuples peuvent bâtir leur propre avenir, décider de leur voie, exercer leur souveraineté sur leurs ressources naturelles et choisir leur forme de gouvernement », a-t-elle averti.
Depuis samedi, Trump n’a cessé de menacer le Mexique et d’autres pays de la région.
« Il faudra faire quelque chose concernant le Mexique », a déclaré le président américain face à l’indignation internationale suscitée par l’agression militaire illégale des États-Unis au Venezuela, dont l’objectif principal, comme Trump l’a lui-même reconnu, est de s’emparer du pétrole de ce pays caribéen. À cette fin, les États-Unis ont inculpé Maduro de prétendus faits de « narco-terrorisme », accusations que le gouvernement vénézuélien rejette, affirmant qu’il n’existe aucune preuve.
Concernant le Mexique, l’argument avancé par Trump depuis son second mandat à la présidence des États-Unis en janvier de l’année dernière est que « les cartels contrôlent le Mexique », une affirmation maintes fois réfutée par Sheinbaum.
Samedi, les États-Unis ont lancé une offensive militaire massive sur le territoire vénézuélien, touchant la ville de Caracas et les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira. L’opération s’est conclue par l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolás Maduro, et de son épouse, Cilia Flores.
Caracas a qualifié les actions de Washington d’« agression militaire très grave » et a averti que l’objectif des attaques « n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment son pétrole et ses minéraux, et de tenter de briser par la force l’indépendance politique du pays ». La Cour suprême vénézuélienne a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d’assumer la présidence.
Le président vénézuélien et la Première dame ont été transférés aux États-Unis et sont actuellement détenus au centre de détention métropolitain de Brooklyn, à New York, dans l’attente de leur procès.
De nombreux pays à travers le monde, dont la Russie, ont exhorté à la libération de Maduro et de son épouse. Moscou a condamné l’attaque et déclaré que le Venezuela devait avoir le droit de décider de son propre destin sans aucune ingérence étrangère.
Source : RT Español
