Le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Aziz Haq, a réaffirmé vendredi la position des Nations Unies en faveur de la levée du blocus américain contre Cuba.
« Comme vous le savez, l’Assemblée générale a appelé à plusieurs reprises à la levée du blocus contre Cuba », a déclaré le porte-parole en réponse à une question de Prensa Latina concernant le renforcement de cette politique, suite au nouveau décret de l’administration Trump imposant unilatéralement des droits de douane coercitifs aux pays exportateurs de pétrole vers la nation caribéenne.
« Nous exhortons tous les États membres », a-t-il ajouté, « à se conformer aux résolutions de l’Assemblée générale. »
Un décret présidentiel publié par la Maison Blanche le 29 janvier et signé par le président républicain déclare l’« urgence nationale » concernant Cuba et, pour y remédier, juge « nécessaire et approprié » d’établir un système de droits de douane à l’encontre des pays qui fournissent « directement ou indirectement » tout type de pétrole à Cuba.
Quelques jours avant le retour de Trump à la Maison-Blanche l’année dernière, l’ONU a confirmé à Prensa Latina qu’elle saluait « l’annonce faite par les États-Unis le 14 janvier concernant, entre autres mesures, le retrait de Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme établie par le Département d’État ».
Un acte tardif de l’administration sortante de Joe Biden, mais un pas dans la bonne direction.
Cependant, une semaine après son entrée en fonction, dès ses premières heures à la Maison-Blanche, Trump a annulé la décision de Biden par décret, sans présenter de nouveaux éléments de preuve et en faisant fi du travail et de l’avis de ses propres agences d’État.
Les réactions ont été immédiates. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a même reconnu à l’époque que le comportement de Cuba dans certains processus de médiation, comme le processus de paix en Colombie, contredisait son maintien sur cette liste.
Cuba a été inscrite pour la première fois sur la liste des États soutenant le terrorisme en 1982, sous l’administration du républicain Ronald Reagan, et ce jusqu’en 2015, date à laquelle le président démocrate Barack Obama a retiré cette désignation, la jugeant injustifiée.
Le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba constitue une politique unilatérale, coercitive et extraterritoriale qui viole le droit international ainsi que les buts et principes de la Charte des Nations Unies.
Après 65 ans de mise en œuvre, l’objectif principal demeure inchangé : détériorer le niveau de vie de la population, susciter le mécontentement, le désespoir et la colère, afin de provoquer une modification de l’ordre constitutionnel librement choisi par le peuple cubain.
L’administration américaine persiste à ignorer l’appel quasi unanime de la communauté internationale à mettre fin à cette politique illégale et inhumaine à l’encontre de Cuba, appel exprimé dans 33 résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies. (Source : Prensa Latina)
