Ce samedi, le peuple vénézuélien s’est rassemblé aux abords du palais de Miraflores pour exprimer son soutien au président Nicolás Maduro, arrêté avec son épouse, Cilia Flores, par les États-Unis, comme le montrent des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
« Maduro, attendez, le peuple se soulève », scande-t-on notamment dans les vidéos.
Parallèlement, le ministre du Travail social, Eduardo Piñate, a déclaré que la mobilisation du peuple vénézuélien dans les rues pour exiger des nouvelles du président constitutionnel, Nicolás Maduro, témoigne de la réaction d’une citoyenneté digne et combative, pleinement consciente de son rôle dans l’histoire.
Il a également réaffirmé que le peuple vénézuélien ne se soumettra à personne et que sa force et sa détermination demeurent inébranlables dans la défense de la patrie et de la souveraineté nationale.
Le président américain Donald Trump a publié une déclaration après avoir ordonné une frappe militaire contre le Venezuela, officiellement présentée comme une opération anti-cartel que Caracas a dénoncée à plusieurs reprises comme une « agression » visant à provoquer un « changement de régime », avec pour objectif ultime la saisie des vastes richesses de la nation bolivarienne, notamment ses réserves de pétrole et de gaz.
« Les États-Unis ont mené avec succès une attaque d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolás Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays », a écrit le président américain sur le site Truth Social.
Cette frappe aérienne et la capture de Maduro interviennent dans un contexte d’escalade des tensions qui a débuté en août dernier avec le déploiement inhabituel d’une opération militaire dans les Caraïbes, au large des côtes du pays sud-américain. Cette opération a conduit au bombardement de petites embarcations accusées, sans preuve, de trafic de drogue, à des menaces d’incursions contre Caracas et à la saisie de pétroliers – des actes que le gouvernement vénézuélien a qualifiés de « vol » et de « piraterie ».
Ces dernières semaines, le discours de la Maison-Blanche a évolué. Ce qui était initialement présenté comme une stratégie de lutte contre le trafic de drogue s’est transformé en une volonté affichée de s’emparer du pétrole vénézuélien, lequel, selon Donald Trump, a été « volé » par le Venezuela.
SOURCE RT ESPAGNOL
