Des migrants haïtiens poursuivent le Gouvernement de Biden pour mauvais traitements

Édité par Reynaldo Henquen
2021-12-22 14:33:26

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Washington, 22 décembre (RHC) Un groupe de migrants haïtiens a décrit mardi les conditions misérables auxquelles il a été confronté au cours du mois de septembre au camp Del Rio (État du Texas) et a poursuivi le gouvernement des États-Unis pour mauvais traitements infligés aux migrants.

En fait, au cours de cette période, des images et des vidéos des gardes-frontières à cheval ont été publiées face aux migrants, ce qui a entraîné la condamnation rapide de défenseurs, de législateurs et de hauts fonctionnaires de l’administration américaine.

L’un des migrants protestataires, Mirand Joseph, dont les photos sont devenues virales et sur lesquelles l’on voit un agent de la patrouille frontalière à cheval le prenant par le t-shirt, a expliqué que l’incident violent était "l’expérience la plus humiliante de sa vie".

"Après que Mirand est sorti de la rivière, tenant deux sacs de nourriture (pour sa famille), il a rencontré un officier à cheval. Tandis que d’autres officiers regardaient, certains à pied, d’autres à cheval ou dans des véhicules officiels, l’officier à cheval a crié à Mirand, l’a fouetté avec les rênes brisées, l’a  saisi par le cou qu’il a serré fort", dit le procès.

C’est ainsi que la fondatrice du Centre d’action pour la justice (JAC), Karen Tumlin, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’administration de Biden doit répondre de ces actes de violence.

"Nous devons rendre le gouvernement de Biden responsable des abus excessifs des droits civiques [...] Le gouvernement des États-Unis était conscient d’un possible afflux de demandeurs d’asile et a choisi de ne pas faire le minimum pour se préparer", a regretté Tumlin.

En outre, on lit dans cette requête que le procès dit Titre 42 -un procès-verbal approuvé par l’ancien président des États-Unis, Donald Trump au début de la pandémie qui permet d’expulser du pays tous ceux qui peuvent constituer une menace pour la santé publique- a été appliqué" brutalement" contre les Haïtiens et a violé leurs droits.

En septembre, environ 15 000 migrants demandeurs d’asile, principalement haïtiens, sont arrivés dans cette zone à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Selon les rapports, environ 8000 personnes ont décidé de rentrer chez elles de leur plein gré, tandis que 5000 autres ont été poursuivies en justice par le Département de la sécurité nation.

Source Prensa Latina



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