Accueil TousInternationalSix pays condamnent conjointement l’intervention militaire américaine au Venezuela

Six pays condamnent conjointement l’intervention militaire américaine au Venezuela

par Reynaldo Henquen

Les gouvernements du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique, de l’Uruguay et de l’Espagne ont publié dimanche une déclaration commune exigeant la cessation immédiate de l’agression militaire américaine contre le Venezuela.

Dans ce document, les six pays expriment leur profonde préoccupation et leur rejet de l’opération militaire menée unilatéralement sur le territoire vénézuélien, qui contrevient aux principes fondamentaux du droit international, notamment l’interdiction du recours à la force et le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, inscrits dans la Charte des Nations Unies. « Ces actions constituent un précédent extrêmement dangereux pour la paix et la sécurité régionale et mettent en danger la population civile », ont-ils averti.

Ces trois pays d’Amérique latine sont dans le collimateur de Trump après l’attaque contre le Venezuela.

Ils ont réaffirmé que la situation au Venezuela doit être résolue exclusivement par des moyens pacifiques, par le dialogue et le respect de la volonté du peuple, sans ingérence extérieure et conformément au droit international.

De même, ils ont rappelé que l’Amérique latine et les Caraïbes ont été proclamées zone de paix, « fondée sur le respect mutuel, le règlement pacifique des différends et la non-intervention », et ont donc exhorté à l’unité régionale, « par-delà les divergences politiques, face à toute action qui met en péril la stabilité régionale ». Ils ont appelé les organes compétents des Nations Unies à « user de leurs bons offices pour contribuer à la désescalade des tensions ».

Parallèlement, ils ont exprimé leur inquiétude face aux tentatives possibles de « contrôle, d’administration ou d’appropriation étrangère par un gouvernement de ressources naturelles stratégiques », ce qui, ont-ils souligné, est « incompatible » avec le droit international et menace la stabilité politique, économique et sociale de la région.

Les États-Unis ont mené samedi une attaque de grande envergure sur le territoire vénézuélien, qui, selon le gouvernement du pays sud-américain, a touché la capitale, Caracas, ainsi que les États de Miranda, La Guaira et Aragua, faisant des victimes parmi les militaires et les civils. Caracas a qualifié l’opération d’« agression militaire très grave ». Suite à l’arrestation du président Nicolás Maduro, qualifiée d’« enlèvement » par le gouvernement vénézuélien, la Cour suprême de justice du Venezuela a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d’assumer la présidence. Le président vénézuélien et la Première dame, Cilia Flores, ont été transférés aux États-Unis et sont actuellement détenus à New York, en attente de leur procès pour « association de malfaiteurs narcoterroriste et complot », notamment « importation de cocaïne, possession d’armes automatiques et d’engins explosifs, et complot en vue de posséder des armes automatiques et des engins explosifs contre les États-Unis ».

De nombreux pays à travers le monde, dont la Russie, ont appelé à la libération de Maduro et de son épouse. Moscou a condamné l’attaque et déclaré que le Venezuela devait avoir le droit de décider de son propre destin sans aucune ingérence étrangère.

SOURCE RT ESPAGNOL

Laisser un Commentaire

* Les commentaires sont modérés. Radio Habana Cuba n'est pas responsable des opinions exprimées ici.


Aller au contenu principal