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Toujours un retour à Fidel en 2026

par Reynaldo Henquen

AUTEUR : SANTIAGO ROMERO CHANG

À l’occasion du 65e anniversaire du triomphe du 1er janvier, les principaux dirigeants de la province de Santiago de Cuba ont rendu hommage aujourd’hui au Leader de la Révolution, Fidel Castro Ruz, devant le monolithe qui abrite ses cendres au cimetière Santa Ifigenia de cette ville. L’hommage a débuté par la relève de la garde le long du parcours des Pères fondateurs de la Nation, menée par José Ramón Monteagudo et Beatriz Johnson, respectivement Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba dans la province et Gouverneure. La cérémonie comprenait le dépôt de gerbes de fleurs en l’honneur de celui qui a donné une nouvelle dimension à la vie des Cubains après le 1er janvier 1959.

Des membres des Forces armées révolutionnaires, des dirigeants d’organisations politiques et de masse, ainsi que des représentants des anciens combattants et de la population de Santiago ont assisté à l’hommage. Fidel était un homme exceptionnel. Son exemple et son œuvre ont influencé des générations entières de révolutionnaires à Cuba et dans le monde entier.

« La Révolution cubaine représente bien plus pour nous et pour les peuples des Amériques : elle prouve que les peuples peuvent faire des révolutions, qu’aucune force, dans le monde contemporain, n’est capable d’empêcher le mouvement de libération des peuples. » | internet@granma.cu

Ses idées sont encore aujourd’hui une source d’inspiration.

« Que serait l’histoire de Cuba sinon l’histoire de l’Amérique latine ? Et que serait l’histoire de l’Amérique latine sinon l’histoire de l’Asie, de l’Afrique et de l’Océanie ? » Et que dire de l’histoire de tous ces peuples sinon de l’histoire de l’exploitation impérialiste à travers le monde !… La Révolution cubaine est pour nous, et pour les peuples des Amériques, bien plus : elle est la preuve que le peuple peut agir, qu’il n’existe, dans le monde contemporain, aucune force capable d’empêcher le mouvement de libération des peuples. [1]

Par ces mots, Fidel a inscrit la Révolution cubaine au-delà de ses frontières nationales, comme l’avant-garde démonstrative d’une lutte mondiale possible et victorieuse.

LA RÉVOLUTION COMME ŒUVRE COLLECTIVE ET DYNAMIQUE

« Ceux qui n’ont pas foi dans les masses ne peuvent être révolutionnaires.» Dans le cadre de la définition de la politique culturelle de la Révolution, Fidel a souligné le rôle central du peuple, non pas comme spectateur, mais comme acteur et créateur, reflétant sa confiance dans le pouvoir transformateur du peuple.

« Nous faisons tous la Révolution. La Révolution n’est pas l’œuvre des seuls dirigeants. La Révolution est faite, avant tout, par le peuple ; et les dirigeants ne sont que les interprètes des aspirations du peuple.» Ceux qui doutent des masses ne peuvent être révolutionnaires. Ceux qui se croient omniscients et pensent que le peuple ignore tout ne peuvent être révolutionnaires. Ceux qui sous-estiment les capacités du peuple ne peuvent être révolutionnaires. [2]

L’APPEL À LA DÉFENSE ET AU SACRIFICE

« Le socialisme ou la mort ! » Cette phrase emblématique, constamment répétée, bien plus qu’un simple fragment de discours, résume la dichotomie radicale que Fidel présentait comme le cœur du combat : la Révolution (synonyme de socialisme) était une question de vie ou de mort pour la nation. Elle devint le cri de ralliement et la conclusion de ses discours, synthétisant la volonté de faire des sacrifices totaux. Fidel défendait avec ferveur l’idée que cette Révolution n’était pas faite pour que quelques-uns en profitent, mais pour que tout un peuple puisse en bénéficier. Et nous sommes prêts à tout perdre, même nos vies, plutôt que de renoncer aux principes de cette Révolution.

LA LUTTE CONTRE LES ERREURS

Lors de la Rectification des erreurs et des tendances négatives, Fidel a abordé les défis internes avec une franchise implacable, définissant la Révolution comme un processus d’autocritique et de purification constantes : « La Révolution, c’est aussi lutter contre tout ce qui doit être surmonté en nous et dans la société que nous construisons. C’est lutter contre la bureaucratie, la corruption, la frivolité, l’inertie. Rectifier n’est pas un acte de faiblesse, c’est un acte de force et de fidélité aux principes. Nul ne peut croire que la Révolution soit un chemin direct et facile. Nous avançons en corrigeant les erreurs, en surmontant les obstacles, en nous débarrassant des fardeaux que nous créons parfois nous-mêmes.»[3]

LA RÉVOLUTION COMME ACTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Fidel a réaffirmé le principe internationaliste comme composante essentielle de l’identité révolutionnaire cubaine, notamment à travers le système de santé : « Cette Révolution que nous avons menée, pourquoi l’avons-nous menée ? Uniquement pour nous-mêmes ? Non. Nous l’avons menée pour partager. Pour partager ce que nous avons et ce que nous n’avons pas.

Pour partager les efforts, le savoir, la solidarité. Un véritable révolutionnaire ne peut dormir en paix tant qu’il y a, quelque part dans le monde, un peuple attaqué, un enfant malade sans soins, une injustice à combattre. Nos médecins sont des soldats en blouse blanche, et leur arme est la science et la conscience. Cela aussi, c’est la Révolution : la Patrie, c’est l’Humanité, comme le rêvait Martí.»[4]

LA MISE EN GARDE CONCERNANT LA VIGILANCE ÉTERNELLE

« La Révolution est une chose qu’il faut défendre chaque jour, par ses actes, sa conduite, sa pensée. Ce n’est pas un titre qu’on acquiert et qu’on oublie ensuite. C’est un engagement de toute une vie. Cette Révolution peut s’autodétruire. Les révolutionnaires d’aujourd’hui sont peut-être ceux qui la détruiront demain !» L’impérialisme et ses agents n’agiront pas seuls ; ils y contribueront, certes, mais la destruction principale sera la nôtre si nous faiblissons, si nous nous divisons, si nous perdons la foi, si nous trahissons les principes pour lesquels tant d’autres sont morts. Être révolutionnaire, c’est ne jamais se rendre. [5]

[1] Discours prononcé lors de la Seconde Déclaration de La Havane. Place de la Révolution José Martí, La Havane. 4 février 1962.

[2] Discours prononcé lors de la clôture du Premier Congrès de l’Éducation et de la Culture. Théâtre Lázaro Peña, La Havane. Avril 1971.

[3] Discours prononcé à l’occasion du 30e anniversaire de l’attaque de la caserne Moncada. Santiago de Cuba, 26 juillet 1986.

[4] Discours prononcé lors de la cérémonie de remise de médailles aux membres du contingent Henry Reeve. La Havane, 2005.

[5] Discours prononcé lors d’une rencontre avec des étudiants. Université de La Havane, 17 novembre 2005.

Étiquettes : centenaire, Commandant, Fidel, anniversaire de Fidel, réflexion, Santiago de Cuba

 

SOURCE RADIO REVOLUTION

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