Accueil TousÉditorialUne année de transgression des règles

Une année de transgression des règles

par Reynaldo Henquen

Par Roberto Morejón

Il ne manquait plus que l’attaque contre le Venezuela et l’enlèvement de son président pour que l’administration Trump puisse conclure sa première année à la Maison-Blanche par une démonstration de force.

Depuis le Bureau ovale, elle a bafoué les principes du multilatéralisme, du droit international et l’interdiction du recours à la force par les nations les plus puissantes.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, on observe avec stupéfaction, désarroi, colère et indignation la résurgence des théories du XIXe siècle sur le partage du monde en sphères d’influence.

Dès sa première année à la Maison-Blanche, le magnat a réaffirmé sans équivoque la doctrine Monroe, stipulant que l’hémisphère occidental doit être exempt de toute influence extérieure.

La « doctrine Donroe », ainsi nommée par le Républicain, et la Stratégie de sécurité nationale replacent les États-Unis dans le rôle de garant autoproclamé de l’Amérique latine, en confrontation ouverte avec la Russie, la Chine et l’Union européenne.

Comme le prétend cette administration, les États-Unis ont la légitimité d’agir sur le sous-continent indien et ont déployé une flotte militaire disproportionnée dans les Caraïbes.

La marine a pillé des navires et du pétrole, anéanti les équipages de bateaux soupçonnés de trafic de drogue, et, de là, attaqué le Venezuela, faisant plus d’une centaine de morts.

Mais le Venezuela n’est pas la seule cible de ces faucons ; le Mexique, le Panama, Cuba et d’autres pays, comme l’Argentine et le Honduras, sont également dans leur collimateur, et Donald Trump lui-même s’est ingéré dans leurs processus électoraux.

Selon le discours de ce second mandat de Trump, l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que d’autres régions du monde, doivent se faire à l’effondrement du système international fondé sur des règles.

De plus, dans une lettre adressée aux autorités norvégiennes, Donald Trump affirme prendre ses distances avec la lutte pour la paix, furieux de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix.

Il prétend qu’on le lui a volé, malgré les succès qu’il s’attribue dans la fin de huit guerres.

Il affirme que le prix lui revenait, bien qu’il défende la loi du plus fort et qu’il ait transformé l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) en l’agence fédérale d’application de la loi la mieux financée des États-Unis.

Des familles latino-américaines vivent dans l’angoisse, attendant des nouvelles de leurs proches migrants aux États-Unis, arrêtés lors de rafles de l’ICE, emprisonnés ou expulsés.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a raison d’affirmer qu’en abandonnant des principes si longtemps défendus, les États-Unis ternissent leur image.

 

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