Lors de sa première apparition publique depuis l’agression américaine contre le Venezuela, le président chinois a souligné que « tous les pays doivent respecter les voies de développement librement choisies par leurs peuples ».
La Chine réaffirme son soutien à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU et exhorte Washington à cesser ses efforts pour déstabiliser le gouvernement vénézuélien, privilégiant le dialogue et la négociation à l’agression armée. Photo : EFE.
Parallèlement à la demande du ministère chinois des Affaires étrangères d’obtenir la libération immédiate du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, enlevés par les États-Unis le 3 janvier, le dirigeant chinois Xi Jinping a insisté sur le fait que les grandes puissances ont la responsabilité de montrer l’exemple en respectant la Charte des Nations Unies et le droit international.
« Le monde connaît aujourd’hui des changements et des turbulences sans précédent depuis un siècle, marqués par des actes d’hégémonie unilatéraux qui portent gravement atteinte à l’ordre international », a affirmé le président de la Chine lors d’une rencontre avec le Premier ministre irlandais, Micheál Martin.
Dans le même esprit, le dirigeant chinois a déclaré : « Tous les pays doivent respecter les voies de développement librement choisies par les peuples des autres nations, se conformer au droit international et défendre les buts et principes de la Charte des Nations Unies.»
Par ailleurs, Pékin, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, a souligné qu’aucun pays ne devrait s’ériger en gendarme ou en juge du monde, insistant sur le fait que la souveraineté de toutes les nations doit être pleinement protégée contre le recours à la force.
De son côté, le gouvernement de la République populaire de Chine, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a exigé lundi 5 janvier que les États-Unis libèrent immédiatement le président Nicolás Maduro et la Première dame Cilia Flores et respectent leur intégrité physique. Le porte-parole a qualifié l’opération militaire américaine d’« usage flagrant de la force » qui viole de manière manifeste le droit international, les normes fondamentales des relations entre États et les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.
Le porte-parole a dénoncé ces actes de harcèlement hégémonique, les qualifiant d’atteinte à la souveraineté du Venezuela et de grave menace pour la paix et la stabilité de l’Amérique latine et des Caraïbes, une région qui doit être préservée comme zone de paix. À cet égard, il a réaffirmé son soutien à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies et a exhorté Washington à cesser ses efforts pour déstabiliser le gouvernement vénézuélien, privilégiant le dialogue et la négociation à l’agression armée.
Lin Jian a également affirmé que, quelle que soit la situation actuelle, la position de la Chine, qui consiste à approfondir sa coopération énergétique et stratégique avec le Venezuela, demeure inchangée et protégée par le droit international. La Chine a réitéré qu’elle continuera d’être un partenaire fiable pour la région, fondée sur les principes de non-ingérence et d’avantages mutuels, et qu’elle œuvrera de concert pour préserver la justice internationale face aux tensions engendrées par cette intervention.
Au Venezuela, la population a massivement manifesté dans les rues de Caracas pour exiger la libération immédiate du président Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores, toujours détenus au centre de détention métropolitain de Brooklyn, à New York. Le président d’Inparques, Rosinés Chávez, a mené la mobilisation, soulignant que l’agression du samedi 3 janvier, qui a touché la capitale et les départements de Miranda, d’Aragua et de La Guaira, ne briserait pas la loyauté des patriotes.
Chávez a appelé à garder espoir et à maintenir une résistance active, affirmant que l’unité populaire est la garantie de la défense de l’indépendance politique et de l’avenir des générations futures. Cette position condamnant l’interventionnisme est partagée par la Fédération de Russie, qui a réaffirmé le droit inaliénable du Venezuela à décider de son propre destin sans tutelle extérieure.
De son côté, la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a averti la communauté internationale que la véritable intention de Washington derrière cette attaque militaire est le pillage des ressources stratégiques, notamment le pétrole et les minéraux précieux.
Rodríguez a averti que ce précédent de violence et l’enlèvement des autorités légitimes constituent une menace existentielle pour tout État souverain, tandis que le pays reste en état d’alerte face aux conséquences de cette agression impériale extrêmement grave.
Auteur : teleSUR – lf – NH
Source : Agences
