Le Mexique vit un haut degré d’insécurité

L’insécurité urbaine, les crimes de sang et les disparitions forcées marquent le panorama du Mexique.

Le gouvernement du président Enrique Peña Nieto a essayé de mettre en place de nouveaux mécanismes légaux pour mettre fin à l’insécurité que vit le Mexique, mais la réalité nous mène à conclure qu’il reste encore beaucoup à faire en matière de lutte contre la délinquance.

 

Les nouveaux instruments juridiques mis en vigueur au Mexique, dont la loi générale des victimes et la loi générale des droits des enfants, filles et garçons et adolescents, établissent des engagements pour toutes les dépendances du gouvernement afin d’améliorer le travail commun de protection de ces garanties, quelque chose que beaucoup de Mexicains voient avec scepticisme.

 

La société civile exige une action efficace de la part des autorités, car le panorama n’est en rien du tout encourageant pour des millions de Mexicains. Et Zaid Raad Al Hussein, Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, a constaté cette situation lors d’une récente visite au Mexique.

 

En effet, les statistiques montrent que 98% des crimes commis au Mexique restent sans solution. La plupart d’entre eux ne font même pas l’objet d’une enquête. Les citoyens mexicains ont donc de quoi se sentir dans l’insécurité même si ces deux dernières années le taux d’homicides et d’enlèvements a diminué.

 

Mais les chiffres restent encore alarmants. De décembre 2006 au mois d’août 2015, le nombre de personnes assassinées dépasse les 151 mille , y compris des migrants en transit par le Mexique en direction de la frontière étasunienne. Depuis 2007, il y a au moins, 26 mille personnes portées disparues, beaucoup d’entre elles très probablement ont été enlevées.

 

Des milliers de femmes et de filles font l’objet d’abus sexuels et terminent bien souvent assassinées.

L’affaire du massacre des 43 étudiants d’Ayotzinapa a été peut-être celle qui a fait le plus parler ces derniers temps parce qu’il a secoué non seulement la société mexicaine mais encore l’opinion publique internationale.

 

Un an après la dénonciation de cette tragédie, les parents et les proches des étudiants ne connaissent pas la vérité. Le gouvernement n’a pas accepté d’ouvrir une nouvelle enquête malgré les irrégularités entachant l’enquête officielle.

 

Des preuves, des témoignages et des pistes ont été sous-estimés, comme la présumée participation de membres de l’armée et de la police fédérale au massacre d’Ayotzinapa, font penser à un manque d’intérêt de la part des autorités pour découvrir la vérité des faits, une affaire qui a mis au nu un grave problème que vit le Mexique.

 

La situation requiert un engagement sérieux, des réponses rapides et énergiques, car comme l’a souligné le Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, le Mexique traverse une crise dans ce domaine.

Édité par Tania Hernández



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