Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s’est entretenu vendredi avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. La situation au Venezuela était au cœur des discussions.
« J’ai parlé avec le secrétaire Rubio de la situation au Venezuela », a brièvement indiqué M. Albares sur son compte Twitter, réaffirmant que « l’Espagne est engagée auprès du peuple vénézuélien dans cette nouvelle phase ».
Il s’agit du premier contact direct entre le gouvernement espagnol et l’administration Trump depuis l’attaque militaire et l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, samedi dernier à Caracas.
Sans plus de précisions officielles, on sait que la conversation entre M. Albares et M. Rubio a duré environ une demi-heure et a également abordé les questions palestiniennes et gazaouies, ainsi que l’Ukraine.
Cet appel téléphonique intervient après la libération, ces dernières heures, par le gouvernement vénézuélien dirigé par Delcy Rodríguez, de cinq prisonniers espagnols, qui sont arrivés à Madrid.
Ce vendredi, le diplomate a insisté sur le fait que « seul le peuple vénézuélien peut décider du sort de son pays, et la solution doit, bien entendu, être pacifique et démocratique ».
Dans une déclaration à l’émission « La Hora de la Uno » de TVE, M. Albares a plaidé pour « le respect du droit international » et « l’abolition de la guerre comme instrument de politique étrangère ».
« À l’inverse, c’est la loi du plus fort… et si elle prévaut, nous nous réveillerons tous, absolument tous, dans un monde plus incertain », a-t-il souligné. (Source : Prensa Latina)
