Le Front national pour la défense des droits économiques et sociaux (Frenadeso) du Panama a condamné dimanche les nouvelles menaces proférées contre Cuba par le président américain Donald Trump.
Dans un communiqué, le groupe a rejeté l’affirmation du magnat républicain selon laquelle « Cuba a survécu pendant de nombreuses années grâce au pétrole et à l’argent vénézuéliens. En échange, Cuba a fourni des services de sécurité aux deux derniers dictateurs vénézuéliens… »
Pour le Frenadeso, ces déclarations irresponsables et provocatrices s’inscrivent dans la politique historique d’hostilité, de blocus et d’ingérence de l’impérialisme américain, qui a maintes fois échoué dans sa tentative de soumettre la dignité, la souveraineté et la volonté du peuple cubain.
L’organisation sociale a déclaré dans son message que, face à ces attaques, elle réitère les propos du ministre des Affaires étrangères de la nation caribéenne, Bruno Rodríguez, qui a écrit dimanche que « le droit et la justice sont du côté de Cuba », des mots qui reflètent la détermination d’un peuple qui résiste et lutte.
Dans ce contexte, Frenadeso a également dénoncé le lancement, prévu demain, d’une nouvelle opération militaire menée par l’armée américaine, en collaboration avec l’appareil répressif du gouvernement de José Raúl Mulino.
« De la part de Frenadeso, nous réitérons notre appel à la plus large unité des peuples d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que des forces progressistes et solidaires du monde entier, afin de faire face à ces menaces et de les vaincre, de rejeter la militarisation et l’ingérence étrangère, et de défendre le droit de chaque nation à décider librement de son destin », souligne le communiqué.
Il ajoute que seules l’unité, la solidarité internationale et la mobilisation citoyenne permettront de stopper l’offensive impérialiste et d’avancer vers un monde de paix, de justice sociale et de véritable autodétermination.
Mardi, le président cubain Miguel Díaz-Canel a déclaré sur les réseaux sociaux que les dirigeants des États-Unis « n’ont aucune autorité morale pour pointer du doigt Cuba, de quelque manière que ce soit, absolument aucune, eux qui transforment tout en commerce, même les vies humaines.»
Le président a réaffirmé que Cuba est une nation libre, indépendante et souveraine qui n’accepte aucune imposition.
Díaz-Canel a déclaré catégoriquement : « Cuba n’attaque pas ; elle est attaquée par les États-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas ; elle se prépare, prête à défendre sa patrie jusqu’à son dernier souffle. #CubaEstCourage »
