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Un État failli?

par Reynaldo Henquen

La Maison Blanche et ses courtisans persistent à imposer un discours sinistre sur notre pays, le qualifiant d’État échoué.

Auteur : Pasteur Batista Valdés | pastor@granma.cu

Ils instrumentalisent les mêmes difficultés créées et perpétuées par les administrations américaines successives, dans le cadre d’un engagement pathologique et d’une politique ouvertement hostile envers Cuba, afin d’entraver sa souveraineté, son droit à la liberté, à vivre en paix, à aider et à être aidé par le monde entier.

Après avoir intensifié leur blocus économique, commercial, financier et désormais énergétique, en violation du droit international, ils critiquent maintenant le gouvernement cubain pour tout ce qui ne fonctionne pas, le qualifient d’incompétent et parlent de le renverser et d’instaurer une transition, ce qui revient au même : nous asservir, nous opprimer.

Selon eux, nous sommes des échecs car nous sommes plus dans l’obscurité que dans la lumière (alors même que nous disposons d’infrastructures qui électrifient la quasi-totalité de la population). Bien sûr, ils imposent des droits de douane exorbitants à quiconque ose envoyer une goutte de pétrole à Cuba. Et pourtant, ils ont l’audace de prétendre qu’il n’y a pas de blocus ici.

Ils nous condamnent parce que nous manquons des réactifs, des équipements et des médicaments qu’ils nous empêchent d’acheminer. Et pourtant, ils font semblant d’être « très préoccupés » et même de vouloir « aider », alors que tout le monde sait que pendant la pandémie, ils nous ont même privé d’oxygène.

Des échecs car, attirés par la symphonie de leur propre orchestre impérial, le nombre de Cubains qui émigrent ne cesse d’augmenter.

Bien sûr, ils ne considèrent pas comme des échecs les résultats obtenus par Cuba en matière d’éducation et de santé sous le « régime des frères Castro » et sous Díaz-Canel.

Ils ne mentionnent pas le prestige international du sport, de la culture, des sciences, de l’industrie pharmaceutique, du génie génétique et des biotechnologies cubains, et encore moins l’École latino-américaine de médecine, le programme d’alphabétisation « Oui, je peux », ni les millions de vies sauvées par nos médecins à travers le monde.

Que cela aille raconter à quelqu’un d’autre. L’échec – et que personne ne s’y trompe – réside dans leur propre politique : celle qui, année après année, est rejetée par l’immense majorité des pays du monde à l’ONU.

Le véritable échec se situe « de l’autre côté », depuis les années 1960, lorsqu’ils ont interdit l’exportation de pétrole et de machines industrielles, décrété un embargo commercial total, gelé les avoirs cubains aux États-Unis et nous ont exclus des institutions financières internationales…

Dans les années 1970 et 1980, ils ont imposé de nouvelles restrictions dans les secteurs de l’alimentation, de la technologie, des sciences, du commerce, de la finance et de la culture. Aucun investissement sur l’île, aucun envoi de fonds aux familles…

Dans les années 90, ils ont instauré la loi Torricelli, des sanctions contre les navires accostant dans les ports cubains, des menaces contre ceux qui nous aidaient, la loi Helms-Burton, la codification du soi-disant embargo, des restrictions sur les investissements étrangers dans le tourisme…

Au XXIe siècle, ils s’attaquent à la coopération médicale, interdisent les croisières, les voyages, les envois de fonds et les exportations vers Cuba, nous inscrivent sur les listes des États soutenant le terrorisme, imposent des amendes aux banques qui font affaire avec nous, et maintenant ils ont décrété un blocus énergétique impitoyable, ils menacent, ils parlent d’un effondrement total…

Arrêtez de tergiverser, pour l’amour du ciel, et ne vous faites pas d’illusions. Nous sommes là. Ils devraient avoir honte… mais ils en sont dépourvus.

Source : Granma

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