Par María Josefina Arce
Le 24 février 2019 marque une étape importante dans l’histoire constitutionnelle de Cuba. Le peuple, par référendum, a ratifié la nouvelle Magna Carta du pays, qui préserve les acquis de la révolution et garantit les droits de chaque citoyen.
Plus de 86 % des Cubains ont voté en faveur de la Constitution, œuvre de tous les citoyens qui ont activement participé à son élaboration.
Autre exemple de démocratie participative : du 13 août au 15 novembre 2018, la population a pu exprimer son avis sur le texte lors de plus de 133 000 assemblées organisées dans tout le pays.
Lieux de travail, écoles et communautés ont accueilli ces réunions, où chacun pouvait librement exprimer ses opinions et suggestions.
Témoignant de l’engagement du gouvernement à prendre en compte l’avis de tous les Cubains, le processus a également inclus ceux résidant à l’étranger. Le ministère des Affaires étrangères a mis un site web à leur disposition.
Les opinions exprimées par d’autres canaux, tels que les lettres du public, les réseaux sociaux et le site web de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, ont également été prises en compte.
À l’issue de ce vaste débat, 760 modifications ont été apportées au texte, qui a été approuvé par le Parlement le 22 décembre 2018, puis ratifié par le peuple lors des urnes.
La nouvelle Constitution, qui réaffirme le caractère socialiste du pays, a été qualifiée par les experts d’humanitaire, d’inclusive et de moderne, conforme au droit international et adaptée à la situation du pays.
Elle a été proclamée le 10 avril, date charnière de notre histoire. Ce jour-là, en 1869, en pleine guerre d’indépendance contre la domination espagnole, voyait naître la Constitution de Guáimaro, la première véritable constitution cubaine.
Comme l’a déclaré le chef de la révolution, le général de l’armée Raúl Castro, la Constitution actuelle est la continuation de la première, et elle garantit, comme piliers fondamentaux de la nation, l’unité de tous les Cubains ainsi que l’indépendance et la souveraineté de la patrie.
