Par Roberto Morejón
Les Cubains poursuivent l’effort massif de réparation des dégâts causés par l’ouragan Melissa, une tâche rendue plus difficile par la pénurie de carburant.
La tempête a frappé l’est du pays en octobre dernier, endommageant près de 100 000 habitations, détruisant partiellement ou totalement des hôpitaux et autres centres de santé, et causant de graves dommages à l’agriculture.
Une aide massive est arrivée de l’ouest et du centre de l’archipel pour venir en aide aux victimes.
Ce soutien a été facilité par la solidarité des gouvernements, des organisations sociales et des agences spécialisées des Nations Unies.
Bien qu’aucun décès n’ait été déploré, l’ampleur des dégâts a nécessité des efforts de secours soutenus et prolongés dans l’est du pays. Cependant, cette tâche ardue est entravée par le renforcement du blocus américain.
La phase finale de ce blocus prévoit l’arrêt des livraisons de carburant à Cuba, quel que soit le marché.
La vie quotidienne dans ce pays est perturbée par les mesures agressives de l’administration de Donald Trump.
Les médias locaux ont rapporté que l’aide humanitaire des agences des Nations Unies, destinée aux personnes touchées par l’ouragan dévastateur, est bloquée.
Les autorités ont averti que la pénurie de carburant entrave leur capacité d’intervention et contraint les victimes à attendre plus longtemps.
Bien que le gouvernement cubain soit le principal fournisseur d’aide, il convient de noter qu’un plan d’action de l’ONU prévoit de mobiliser 74 millions de dollars pour soutenir les efforts de reconstruction dans l’est de Cuba.
À ce jour, près de 24 millions de dollars ont été collectés, mais une grande partie de cette aide reste immobilisée dans des entrepôts en raison de la pénurie de carburant à Cuba, elle-même causée par le blocus.
La communauté internationale prend ainsi conscience d’une autre facette de cette nouvelle phase d’intensification du blocus : sa capacité à paralyser même l’aide aux victimes d’une catastrophe naturelle.
