L’Association cubaine des Nations Unies (ACNU) condamne catégoriquement l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran, qui a débuté le 28 février.
Compte tenu de son importance, nous reproduisons la déclaration de l’ACNU dans son intégralité.
DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION CUBAINE DES NATIONS UNIES CONCERNANT L’AGRESSION DES ÉTATS-UNIS ET D’ISRAËL CONTRE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN
L’Association cubaine des Nations Unies (ACNU) condamne catégoriquement l’attaque illégale, perfide et brutale menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran, qui a débuté le 28 février.
Ces actions unilatérales et illégales violent la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran, en violation flagrante des buts et principes consacrés par la Charte des Nations Unies et le droit international. Elles constituent une violation grave de la diplomatie multilatérale. Il est inacceptable que ces deux nations aient attaqué l’Iran précisément au moment où des négociations étaient en cours concernant son programme nucléaire. Ceci illustre une fois de plus le mépris total du multilatéralisme qui caractérise ces deux États agresseurs, de véritables parias internationaux.
Les actions des États-Unis et d’Israël méritent le rejet et la plus ferme condamnation de la communauté internationale. Elles créent un précédent extrêmement dangereux pour la paix et la sécurité internationales. Il est inouï et immoral, et nous le condamnons fermement, que deux États membres des Nations Unies aient décidé d’éliminer les dirigeants d’un pays. L’assassinat ciblé du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et de sa famille, ainsi que d’autres hauts responsables de l’État iranien, constitue une exécution arbitraire et extrajudiciaire et une violation fondamentale du droit à la vie et du droit international.
Ces attaques criminelles contre l’Iran ont fait de nombreuses victimes civiles innocentes, y compris des enfants ; elles ont également causé d’importants dégâts aux infrastructures civiles dans au moins 24 provinces du pays. De quel droit ces deux nations commettent-elles un tel acte ? La communauté internationale peut-elle continuer à tolérer en silence de telles violations flagrantes du droit international, notamment des droits de l’homme et du droit international humanitaire ?
Les États-Unis peuvent-ils demeurer membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, malgré leur violation systématique et délibérée de l’article 24 de la Charte, qui stipule que les États membres de l’Organisation… « Conférent-ils au Conseil de sécurité la responsabilité première du maintien de la paix et de la sécurité internationales ? » Les agissements des États-Unis confirment la nécessité d’une réforme fondamentale du Conseil de sécurité et de la Charte des Nations Unies. Les États-Unis méritent d’être exclus de cet organe.
Israël, État génocidaire, détenteur non déclaré d’un État violant systématiquement le droit international, occupant illégalement des territoires, pratiquant l’apartheid en Palestine et agresseur de nombreux États de la région, mérite, pour sa part, d’être exclu des Nations Unies et soumis à un régime complet de sanctions internationales.
Nous dénonçons le fait que l’agression d’Israël et des États-Unis contre la République islamique d’Iran ait de graves répercussions sur la paix et la stabilité au Moyen-Orient et dans le monde. Nous appelons la communauté internationale à s’unir pour empêcher l’escalade de ce conflit.
Le L’UNACM, au nom de ses partenaires et collaborateurs, réaffirme son engagement indéfectible envers le multilatéralisme et exige le respect des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies, en particulier l’égalité souveraine des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures, ainsi que l’interdiction de recourir à la menace ou à l’emploi de la force.
La Havane, le 2 mars 2026
