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Les syndicats argentins contestent la réforme du travail de Milei en justice

par Reynaldo Henquen
Central sindical argentina judicializó la reforma laboral de Milei

Accompagnée d’un rassemblement massif sur la Plaza Lavalle, la direction de la Confédération générale du travail (CGT) a déposé lundi une requête en référé au Palais de justice contre la réforme du travail du président Javier Milei.

Dans sa requête auprès du Tribunal du travail et du Tribunal administratif, la CGT soutient que l’initiative, approuvée par le Sénat vendredi dernier mais non encore promulguée par le président, est inconstitutionnelle, régressive et viole les droits des travailleurs.

« Nous sommes ici pour exercer notre droit de pétition. Nous avons confiance en un pouvoir républicain comme le pouvoir judiciaire, en son objectivité et en sa capacité à garantir le respect de la Constitution nationale », a déclaré Jorge Sola, l’un des trois secrétaires généraux de la CGT.

Dans un communiqué diffusé par X, la Confédération affirme qu’« il est faux de prétendre que cette réforme du travail vise à accroître l’emploi et à intégrer les travailleurs du secteur informel dans le marché du travail formel ».

« Les graves problèmes de pauvreté, de chômage, de précarité de l’emploi et de détérioration continue de la situation sociale en Argentine ne découlent pas des lois régissant le secteur du travail, mais sont la conséquence directe du manque de croissance et d’investissements productifs dans les politiques macro et microéconomiques du gouvernement national. »

Pour la fédération syndicale, la réforme constitue « une grave atteinte aux droits collectifs et individuels, violant expressément les principes constitutionnels ». La CGT en souligne deux en particulier :

Le principe de progressivité ou de non-régression : il empêche l’adoption de mesures injustifiées qui impliqueraient un recul des droits acquis des travailleurs.

Le principe de protection : il repose sur l’inégalité structurelle entre employeur et employé.

Parallèlement, l’Association des procureurs de l’État a formellement intenté la première action en justice contre la réforme du travail, coïncidant avec le dépôt d’une injonction par la CGT et accentuant la pression sur le pouvoir exécutif.

Par cette action en justice, présentée comme un recours collectif, le syndicat entend contester la constitutionnalité de plusieurs points de la législation promue par la Casa Rosada (le palais présidentiel argentin).

 

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