L’identification des facteurs objectifs et subjectifs qui nuisent au Programme de santé maternelle et infantile était au cœur de la dernière réunion de la Commission gouvernementale pour la prise en compte des dynamiques démographiques. Cette réunion, qui s’est tenue au Palais de la Révolution, était présidée par le Premier ministre Manuel Marrero Cruz, avec la participation de Teresa Amarelle Boué, secrétaire générale de la Fédération des femmes cubaines, tous deux membres du Bureau politique.
Au cours de cette session, qui s’est déroulée par visioconférence avec toutes les provinces, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’étendre l’analyse au niveau municipal. Il a également appelé à des changements dans les systèmes de travail et à un renforcement du contrôle dans les zones confrontées à des situations plus complexes.
Il a souligné qu’il s’agit d’un programme très sensible qui requiert une attention particulière et une coordination étroite de la part de tout le personnel.
Priorité accrue, à tous les niveaux, pour la prise en compte des dynamiques démographiques. Photos : Estudios Revolución
La vice-Première ministre Inés María Chapman a souligné l’importance de renforcer les services de soins de santé primaires. Elle a également exhorté les institutions à assumer leurs responsabilités étatiques sur chaque territoire.
Autre point à l’ordre du jour, le ministre de l’Industrie, Eloy Álvarez Martínez, a indiqué que cette année, la production de couffins, de berceaux, de matelas et d’aides à la mobilité s’est concentrée sur deux axes principaux : les solutions issues de l’industrie nationale et la production locale.
Il a affirmé que la priorité est de poursuivre les efforts, en fonction des capacités territoriales, afin de trouver des solutions alternatives.
« Le système de travail collaboratif doit nous permettre de minimiser l’impact et de trouver des solutions. C’est l’approche que nous avons adoptée pour la production industrielle, compte tenu des alternatives disponibles.» « Nous savons que ce n’est pas suffisant, mais plus la coordination est étroite, meilleures seront les solutions que nous pourrons trouver », a-t-il déclaré.
Le programme comprenait également une analyse du fonctionnement des foyers pour enfants sans prise en charge parentale. De même, la situation générale des structures d’accueil de la petite enfance a été examinée. À cet égard, les autorités ont souligné que la mise en œuvre de politiques en faveur de la petite enfance est une priorité nationale et, par conséquent, elles continuent de développer les capacités permettant aux familles d’inscrire leurs enfants dans ces structures éducatives.
Priorité accrue, à tous les niveaux, pour répondre aux enjeux démographiques
La ministre de l’Éducation, Naima Ariatne Trujillo Barreto, a présenté un bilan des centres de la petite enfance, dont le nombre s’élève désormais à 294 à travers le pays. Elle a expliqué que des efforts avaient été déployés l’an dernier pour accroître la capacité de ces établissements.
« Le principal défi consiste à pérenniser le programme des centres de la petite enfance, car nous avons continué à augmenter la capacité, même si nous n’avons pas atteint l’objectif fixé l’an dernier. Nous devons poursuivre nos efforts pour atteindre un taux d’utilisation de 100 % ; nous sommes passés de 40 % à 70 %, mais il est essentiel que toute la capacité créée dans ces structures soit pleinement exploitée. »
Cet échange a souligné la nécessité de prioriser et de soutenir, par le biais du budget, le maintien et le développement des centres pour personnes âgées, des maisons de retraite, des maternités et autres établissements de soins.
En 2026, les ressources allouées à la gestion des tendances démographiques s’élèvent à plus de 2,173 milliards de pesos, soit 1,23 milliard de pesos de plus que prévu pour 2025.
À la clôture de la réunion, la gouverneure de Cienfuegos, Yolexis Rodríguez Armada, a présenté le bilan du Programme de gestion des tendances démographiques dans la province.
Une plus grande priorité, dès le niveau local, est accordée à la gestion des dynamiques démographiques.
Elle a évoqué les questions prioritaires, notamment l’attention portée aux centres sociaux, ainsi que la nécessité d’un travail ciblé pour inverser la tendance des indicateurs qui ne reflètent pas encore les chiffres souhaités, comme le taux de mortalité infantile.
Cette réunion a démontré l’engagement du gouvernement à analyser en profondeur les causes qui freinent le bon développement des programmes sociaux essentiels, et à mettre en œuvre un travail systématique dès le niveau local. Une formule essentielle.
Extrait de Radio Rebelde.
