Le président du Panama, José Raul Mulino, a rejeté jeudi les tensions avec la Chine en raison de la rétention de 92 navires battant pavillon panaméen et de la cessation des licences accordées à la Chine pour la gestion de deux terminaux portuaires dans l’isthme.
Au terme d’une visite au port de Balboa, le président Mulino a indiqué que son gouvernement enquête sur les navires retenus dans des ports chinois.
José Raul Mulino a toutefois affirmé que cette situation « n’est pas due à des représailles politiques », mais « peut-être qu’ils veulent intensifier la révision des navires du point de vue de la sécurité maritime ».
Il a reconnu qu’il s’agit d’une situation « inhabituelle ».
Il a indiqué qu’il s’agit d’un processus qui n’est pas seulement réalisé dans les ports de la Chine, et qui vise à garantir que les navires respectent toutes les normes de sécurité maritime internationale.
« J’ai vu les chiffres des autres registres concurrents et ils ne sont pas bien inférieurs aux nôtres », a-t-il ajouté en faisant référence à d’autres régions qui se trouvent dans des situations similaires.
Le chef de l’État a réaffirmé que le Panama ne cherche pas les confrontations internationales, en particulier avec la Chine, mais il a mis en garde qu’il ne permettra pas que ces situations se prolongent indéfiniment.
En ce sens, il a souligné que l’impact de ces mesures transcende le pays et affecte le commerce mondial, étant donné qu’une grande partie du fret maritime provient de la Chine. (Source : Prensa Latina)
