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Petro dénonce un présumé complot entre la droite colombienne et le gouvernement équatorien

par Reynaldo Henquen

La Havane, 16 avril, (RHC)- Le président de la Colombie, Gustavo Petro, a dénoncé lors d’une réunion du Conseil des ministres, un présumé complot entre des secteurs de la droite colombienne et le gouvernement équatorien, pour interférer dans les élections générales colombiennes prévues le 31 mai prochain.

Lors de la réunion, l’ambassadrice de la Colombie en Équateur, Maria Antonia Velasco, a rendu compte d’une série de visites qu’elle a qualifiées d’inhabituelles par les dirigeants politiques de droite au palais de Carondelet (siège du pouvoir exécutif équatorien).

Elle a révélé que, étrangement ou par coïncidence, deux jours avant l’imposition des droits de douane de 50 %, l’ancien président Uribe était au palais de Carondelet, et mercredi dernier aussi. Le lendemain, l’Equateur a imposé 100 %.

« Je pense que ce sont des coïncidences très étranges que je voulais vous communiquer », a souligné l’ambassadrice Velasco dans son intervention.

Le président Petro a fait remarquer que ces réunions ont précédé la décision de l’Équateur d’augmenter unilatéralement les tarifs douaniers, sous prétexte de sécurité, du narcotrafic et du contrôle des frontières. L’ancien président Alvaro Uribe, l’ancien ministre Diego Molano et d’autres dirigeants politiques auraient participé à ces réunions avec des autorités équatoriennes.

L’analyste politique Jairo Bautista a expliqué que la mesure affecte directement le sud de la Colombie, une région clé pour le soutien de Petro. « Frapper l’économie du sud du pays signifiera torpiller son approbation au gouvernement. Ce n’est pas un problème commercial, mais une mesure politique », a-t-il affirmé.

Pour sa part, Alvaro Uribe a rejeté les accusations. Il a assuré qu’il n’intervenait pas dans les affaires internationales. Cependant, Gustavo Petro a insisté sur le fait que l’ordre du jour international de la droite colombienne cherche un soutien aux États-Unis afin d’influencer la politique intérieure du pays.

 

Source : TeleSur

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