À la veille du 9e Sommet numérique chinois, qui se tiendra à Fuzhou les 29 et 30 avril, une performance spectaculaire de robots danseurs a émerveillé les spectateurs locaux. Ce numéro artistique a non seulement marqué le début des préparatifs du sommet, mais symbolise également les progrès technologiques rapides de la Chine dans le secteur de la robotique, une industrie qui s’impose comme un moteur essentiel de son économie et de son rayonnement international.
Selon les données fournies par les douanes chinoises, au premier trimestre 2026, 60 % des exportations du pays étaient constituées de produits électriques et mécaniques. Au sein de cette vaste catégorie, les robots représentent l’un des segments à la croissance la plus rapide, avec des ventes déjà réalisées dans plus de 140 pays et régions. Cette expansion témoigne de la capacité de production et de la sophistication technologique de la Chine, qui est aujourd’hui le premier fabricant mondial de robots.
Il y a dix ans, les exportations liées à la robotique étaient classées dans seulement cinq catégories tarifaires ; Aujourd’hui, ce nombre est passé à treize, intégrant des innovations telles que les robots collaboratifs, les robots bioniques intelligents et les dispositifs de nettoyage automatisés. Cette évolution répond à la demande croissante et à la diversification des applications, les robots quittant les laboratoires pour s’intégrer activement aux chaînes de production aux côtés des opérateurs humains.
Une usine BMW va intégrer des robots humanoïdes à son processus industriel.
L’industrie automobile en est un parfait exemple : un véhicule peut nécessiter près de 2 000 points de soudure, dont une grande partie est réalisée par des robots industriels à six axes. Sur une chaîne de production, un tel robot est assemblé toutes les 12 minutes, illustrant l’échelle et l’efficacité du secteur.
Zhang Wei, directeur des ventes d’équipements intelligents chez EFORT, souligne que « l’expansion mondiale des robots chinois est essentiellement un prolongement de la capacité de production du pays. Elle s’inscrit dans le cadre de l’essor d’une chaîne industrielle complète, qui a évolué des composants de base aux matériaux sophistiqués, améliorant ainsi globalement l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.»
Ce progrès ne se limite pas à la production industrielle, mais englobe également le secteur des services, renforçant le prestige des robots « Made in China » sur le marché international. Avec une confiance mondiale croissante, ces robots s’imposent non seulement comme des outils technologiques, mais aussi comme des symboles du dynamisme et du leadership de la Chine dans l’économie numérique du XXIe siècle. Le sommet de Fuzhou sera sans aucun doute le cadre idéal pour présenter les prochaines avancées de ce secteur en plein essor.
À Fuzhou, les robots chinois captivent le public par leurs prouesses technologiques et consolident leur leadership mondial.
