Un procès oral exemplaire s’est tenu dans la province de Holguín, dans une affaire de drogue (dossier n° 2 de 2026 déposé auprès du Troisième Tribunal Pénal), illustrant la politique de tolérance zéro de Cuba en matière de stupéfiants.
L’affaire, liée au dossier préliminaire n° 567 de 2025 de l’Unité d’Investigation Criminelle Territoriale III de Banes, a démontré que l’accusé commettait des infractions liées à ces substances depuis plusieurs années. Ceci a entraîné une surveillance de la part de la Direction Nationale Antidrogue de la municipalité, dans le cadre du dossier d’enquête n° 385 de 2025, l’affaire Jagüeyes.
Yeisys González Escalona, vice-président du Tribunal Populaire Provincial de Holguín, a informé l’Agence de Presse Cuba (ACN) que l’enquête avait établi la culture et la vente de Cannabis sativa L. ssp. Culture de cannabis indica, communément appelé marijuana, dans la région de Jagüeyes de Puerto Rico, dans la municipalité de Banes.
Le matin du 6 mai 2025, une opération de police a permis d’appréhender le suspect près de la plantation. Il se cachait dans les broussailles, dans une zone entourée d’une clôture en bois et en fil de fer, a expliqué une responsable.
Elle a précisé que 429 plants, d’une hauteur variant de 14 à 77 centimètres, ont été saisis, pour un poids net total de 2 420 grammes. Ces plants appartenaient à l’espèce Cannabis sativa L. ssp. indica, et 11 280 pesos cubains ont également été confisqués.
Le Cannabis sativa indica, communément appelé marijuana, est classé comme substance psychotrope hallucinogène et peut entraîner un syndrome de dépendance et une dépendance psychologique. Par conséquent, elle est soumise au contrôle international en vertu de la Convention unique de 1961 sur les stupéfiants, et plus précisément des annexes I et IV, dont Cuba est signataire.
C’est pourquoi le prévenu a été reconnu coupable de trafic de stupéfiants, tel que défini à l’article 235.1 d) et g) de la loi n° 151 de 2022 du Code pénal en vigueur, qui prévoit une peine de 10 à 30 ans d’emprisonnement. Compte tenu de la récidive prévue à l’article 82.1.3 a), la peine prononcée a été de 14 ans d’emprisonnement, a déclaré M. González Escalona.
En outre, les peines accessoires suivantes ont été appliquées : la suspension des droits civiques, conformément à l’article 42.1 a), b), c) et d) ; une interdiction de voyager de 14 ans, conformément à l’article 59.1 ; et la confiscation de 11 280 pesos, conformément à l’article 52.1, le tout en vertu de la loi n° 151 de 2022 du Code pénal en vigueur.
La procédure judiciaire s’est déroulée dans le plein respect des garanties légales et procédurales du défendeur, telles qu’établies par la législation en vigueur dans le pays.
Source : Agence de presse cubaine
